Saül, dans un moment de lucidité et de prophétie, reconnaît que David est destiné à devenir roi et à établir un royaume stable, acceptant ainsi la volonté divine.
Reconnaître le destin ou le potentiel d'autrui, même si cela signifie céder sa propre position, est un signe de sagesse et d'acceptation.
Dans ce chapitre
Voir tout →Lorsque David eut achevé de parler, Saül demanda: «David, mon fils, est-ce bien toi qui me parles?» Et il pleura abondamment.
18Puis il reprit: «C’est toi qui as raison et moi qui ai tort. Tu m’as fait du bien alors que je t’ai fait du mal.
19Tu m’as révélé aujourd’hui ta bonté pour moi. Le Seigneur m’avait en effet livré en ton pouvoir, mais tu ne m’as pas tué.
20D’habitude, quand un homme surprend son ennemi, le laisse-t-il s’en aller sain et sauf? Jamais! Que le Seigneur te récompense donc pour le bien que tu m’as fait aujourd’hui.
22Alors jure-moi au nom du Seigneur qu’après ma mort, tu n’effaceras pas tout souvenir de moi et de ma famille en exterminant mes descendants.»
23David le lui jura. Puis Saül retourna chez lui, tandis que David et ses compagnons regagnaient leur refuge dans la montagne.
À propos du livre
Histoire de la Bible →Premier livre de Samuel
Ancien Testament
Le premier livre de Samuel couvre la transition d'Israël du régime des juges à la monarchie. Il présente Samuel le prophète, la demande du peuple pour un roi, le règne tragique de Saül et l'émergence de David comme futur roi selon le cœur de Dieu. Le livre interroge le rapport entre le pouvoir humain et la souveraineté divine.