Abner, ayant rompu avec Ichebaal, envoie des messagers à David pour lui proposer une alliance. Il offre son aide pour unifier tout Israël sous le règne de David, reconnaissant la légitimité de David sur le pays.
Saisir les opportunités d'alliance, même avec d'anciens adversaires, pour atteindre des objectifs plus grands.
Dans ce chapitre
Voir tout →Abner fut vivement indigné en entendant ces mots et déclara: «Suis-je un chien, à la solde des Judéens? Jusqu’à présent, j’ai prouvé mon attachement à l’égard de la famille de ton père Saül, de ses frères et de ses amis, j’ai tout fait pour que tu ne tombes pas entre les mains de David, et toi, aujourd’hui, tu me reproches un écart avec cette femme!
9Que le Seigneur m’inflige la plus terrible des punitions si je ne réalise pas pour David ce que le Seigneur lui a promis.
10Car il a juré de retirer la royauté à la famille de Saül afin d’étendre l’autorité royale de David sur Israël comme sur Juda, d’un bout à l’autre du pays.»
11Ichebaal fut incapable de lui répondre un seul mot, tant il avait peur de lui.
13David lui répondit: «Bien, je suis d’accord de conclure une alliance avec toi. Je ne te demande qu’une chose: Ne viens pas me trouver sans te faire précéder par ma femme Mikal, fille de Saül. A cette condition, tu pourras te présenter devant moi.»
14Puis David envoya des messagers à Ichebaal, fils de Saül, pour lui dire: «Rends-moi ma femme Mikal, que j’ai épousée au prix de cent prépuces de Philistins.»
15Alors Ichebaal fit venir Mikal de chez son mari Paltiel, fils de Laïch.
16Paltiel l’accompagna. Tout en pleurs, il marcha derrière elle jusqu’à Bahourim. Là, Abner lui ordonna de retourner chez lui et il obéit.
À propos du livre
Histoire de la Bible →Deuxième livre de Samuel
Ancien Testament
Le deuxième livre de Samuel retrace l'intégralité du règne de David : ses triomphes (conquête de Jérusalem, l'Arche de l'Alliance), mais aussi ses fautes graves (adultère avec Bethsabée, meurtre d'Urie) et leurs conséquences tragiques pour sa famille. Il offre un portrait humain et nuancé du "roi selon le cœur de Dieu".