Mardochée prend connaissance de la réponse d'Esther, qui exprime ses craintes et les risques encourus.
Écoutez attentivement les préoccupations des autres, surtout lorsqu'ils expriment des craintes légitimes.
Dans ce chapitre
Voir tout →Il lui donna le texte du décret publié à Suse en vue de l’extermination des Juifs; il lui demanda de renseigner Esther sur la situation en lui montrant ce texte. Hatak devait aussi la prier de se rendre auprès du roi pour implorer sa pitié et plaider la cause du peuple auquel elle appartenait.
9Hatak remplit sa mission
10et Esther lui ordonna de rapporter la réponse suivante à Mardochée:
11«Tout le monde, des serviteurs du roi aux habitants des provinces de l’empire, connaît la loi s’appliquant à quiconque, homme ou femme, entre dans la cour intérieure du palais sans avoir été convoqué par le roi: cette personne doit mourir. Elle n’a la vie sauve que si le roi lui tend son sceptre d’or. En ce qui me concerne, voilà tout un mois que je n’ai pas été invitée à me rendre auprès du roi.»
13il lui fit dire: «Ne t’imagine pas que tu pourras échapper, toi seule, au sort des Juifs parce que tu vis dans le palais.
14Si tu refuses d’intervenir dans les circonstances présentes, les Juifs recevront de l’aide d’ailleurs et ils seront sauvés. Toi, par contre, tu mourras et ce sera la fin de ta famille. Mais qui sait? Peut-être est-ce pour faire face à une telle situation que tu es devenue reine.»
15Alors Esther envoya ce message à Mardochée:
16«Va rassembler tous les Juifs qui se trouvent à Suse, observez un jeûne en ma faveur. Pendant trois jours et trois nuits ne prenez ni nourriture ni boisson. Mes servantes et moi, nous agirons de même de notre côté. Puis je me rendrai auprès du roi bien que ce soit contraire à la loi, et si je dois mourir, je mourrai!»
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Ancien Testament
Le livre d'Esther raconte comment une jeune Juive de la diaspora perse devient reine et sauve son peuple d'un pogrom. Notable en ce qu'il ne mentionne pas explicitement le nom de Dieu, il illustre la Providence à l'œuvre dans l'histoire humaine. Il est lu lors de la fête de Pourim, célébrant la survie d'Israël.