"Son peuple soupire, découragé, cherchant quelque chose à manger. Il a donné ce qu’il avait de plus précieux pour du pain, pour refaire ses forces. «Seigneur, prie-t-elle, regarde et vois à quel point je suis méprisée.»"

La Clarté

Ce verset met en évidence la famine et le désespoir du peuple de Jérusalem. Ils sont réduits à échanger leurs biens les plus précieux contre de la nourriture, et la ville, personnifiée, implore Dieu de voir sa misère et son mépris.

L'Action

Être reconnaissant pour la nourriture et les ressources, et prier pour ceux qui souffrent de la faim et du mépris.

Dans ce chapitre

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7

En ces jours où elle est errante et humiliée, Jérusalem se rappelle tout ce qu’elle avait de précieux depuis si longtemps. Quand son peuple est tombé aux mains de l’ennemi, sans personne pour lui porter secours, ses vainqueurs ont trouvé amusant de la voir ainsi réduite à rien.

8

Jérusalem a commis des fautes graves, c’est pourquoi elle provoque le dégoût. Ceux qui la respectaient la méprisent, maintenant qu’ils la voient toute nue. Elle n’a plus qu’à se retirer en poussant des soupirs.

9

Sa robe porte les traces de sa souillure. Elle n’avait pas prévu ce qui arriverait, et la voilà surprise d’être ainsi déchue, sans personne pour la réconforter. «Seigneur, dit-elle, vois ma misère, vois comme mon ennemi est triomphant.»

10

Les vainqueurs ont fait main basse sur tous ses trésors. Elle a même vu les païens pénétrer dans son sanctuaire. Tu avais pourtant interdit, Seigneur, qu’ils prennent place dans ton assemblée.

12

Vous tous qui passez par ici, ce malheur ne vous a pas touchés; regardez et constatez: il n’y a pas de souffrance comparable à celle que je subis, à celle que le Seigneur m’a infligée, le jour où sa colère a éclaté.

13

De là-haut, il a envoyé un feu et l’a fait pénétrer en moi. Il a tendu un piège sous mes pas et m’a renversée en arrière. Il m’a complètement isolée, j’en suis malade tous les jours.

14

Il a l’œil sur mes fautes, elles forment comme un nœud dans sa main, elles montent jusqu’à mon cou. Le Seigneur a paralysé mes forces, il m’a livrée aux mains d’adversaires contre lesquels je ne peux rien.

15

Le Seigneur a rejeté dans le mépris tous les vaillants soldats que j’avais chez moi. Il a mobilisé une armée contre moi, pour écraser mes jeunes gens. Il m’a écrasée, moi Sion de Juda, comme du raisin au pressoir.

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Auteur / Tradition Attribué à Jérémie (tradition)
Période Env. 586 av. J.-C. (après la chute de Jérusalem)