"Jérusalem a commis des fautes graves, c’est pourquoi elle provoque le dégoût. Ceux qui la respectaient la méprisent, maintenant qu’ils la voient toute nue. Elle n’a plus qu’à se retirer en poussant des soupirs."

La Clarté

Ce verset attribue explicitement la chute de Jérusalem à ses "fautes graves" (péché). Sa nudité symbolise sa honte et sa vulnérabilité, la rendant méprisable même aux yeux de ceux qui la respectaient. Elle est réduite à la tristesse et aux soupirs.

L'Action

Reconnaître ses propres fautes et chercher la repentance, car le péché mène à la honte et à l'isolement.

Dans ce chapitre

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4

Les chemins qui vont à Sion sont dans le deuil, délaissés par ceux qui venaient à la fête. Ses places publiques sont désertées, ses prêtres soupirent de découragement. Ses jeunes filles sont désespérées. Que tout cela est amer pour Sion!

5

Ses ennemis ont eu le dessus, ses adversaires sont tranquilles. C’est le Seigneur qui l’afflige pour ses nombreuses désobéissances. Ses jeunes enfants, poussés par les vainqueurs, partent vers la captivité.

6

Sion voit s’en aller tout ce qui faisait sa gloire. Ses ministres font penser à des cerfs qui n’ont rien trouvé à brouter, et s’enfuient à bout de forces devant le chasseur.

7

En ces jours où elle est errante et humiliée, Jérusalem se rappelle tout ce qu’elle avait de précieux depuis si longtemps. Quand son peuple est tombé aux mains de l’ennemi, sans personne pour lui porter secours, ses vainqueurs ont trouvé amusant de la voir ainsi réduite à rien.

9

Sa robe porte les traces de sa souillure. Elle n’avait pas prévu ce qui arriverait, et la voilà surprise d’être ainsi déchue, sans personne pour la réconforter. «Seigneur, dit-elle, vois ma misère, vois comme mon ennemi est triomphant.»

10

Les vainqueurs ont fait main basse sur tous ses trésors. Elle a même vu les païens pénétrer dans son sanctuaire. Tu avais pourtant interdit, Seigneur, qu’ils prennent place dans ton assemblée.

11

Son peuple soupire, découragé, cherchant quelque chose à manger. Il a donné ce qu’il avait de plus précieux pour du pain, pour refaire ses forces. «Seigneur, prie-t-elle, regarde et vois à quel point je suis méprisée.»

12

Vous tous qui passez par ici, ce malheur ne vous a pas touchés; regardez et constatez: il n’y a pas de souffrance comparable à celle que je subis, à celle que le Seigneur m’a infligée, le jour où sa colère a éclaté.

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Auteur / Tradition Attribué à Jérémie (tradition)
Période Env. 586 av. J.-C. (après la chute de Jérusalem)