Jérusalem déplore l'abandon de ses alliés et la mort de ses leaders spirituels et civils (prêtres et conseillers) due à la famine. Cela souligne la profondeur de la crise et l'absence de toute aide ou direction.
Réfléchir à la loyauté en temps de crise et à la nécessité de soutenir les leaders, même dans l'adversité.
Dans ce chapitre
Voir tout →Le Seigneur a rejeté dans le mépris tous les vaillants soldats que j’avais chez moi. Il a mobilisé une armée contre moi, pour écraser mes jeunes gens. Il m’a écrasée, moi Sion de Juda, comme du raisin au pressoir.
16C’est sur ce malheur que je pleure toutes les larmes de mon corps. Il est loin, celui qui peut me réconforter et me rendre la force de vivre. Mes enfants sont perdus pour moi, l’ennemi était trop fort.
17Sion a beau tendre les mains en suppliant, personne pour la réconforter. Sur l’ordre du Seigneur, les voisins d’Israël sont devenus ses adversaires. Parmi eux, Jérusalem ne provoque plus que du dégoût.
18Le Seigneur a eu raison d’agir ainsi, car je m’étais opposée à ses ordres. Vous tous qui êtes ici, écoutez bien, et regardez ma souffrance: mes jeunes filles et mes jeunes gens partent vers la captivité.
20Seigneur, vois dans quelle détresse je suis, et quelle émotion me brûle. J’ai le cœur tout retourné de t’avoir été rebelle à ce point. Dans la rue, l’épée m’a privée de mes enfants, à la maison, on se croirait chez les morts.
21On m’entend soupirer: personne pour me réconforter. Mes ennemis ont tous appris mon malheur, ils sont ravis de ce que tu m’as infligé. Tu as fait lever le jour annoncé. Qu’ils aient le même sort que moi!
22Regarde bien leur méchanceté et traite-les comme tu m’as traitée pour toutes mes désobéissances. Tu vois, je ne fais que soupirer, j’en ai le cœur malade.
À propos du livre
Histoire de la Bible →Lamentations
Ancien Testament
Les Lamentations sont cinq poèmes acrostiches pleurant la destruction de Jérusalem par Babylone. L'auteur exprime une douleur nationale et spirituelle déchirante, sans esquiver la réalité du désastre. Au cœur du livre jaillit néanmoins un acte de foi : "Les bontés de l'Éternel ne cessent point" (3:22).