Le poète exprime son impuissance à consoler Jérusalem, car sa souffrance est unique et incomparable. Le désastre est décrit comme immense, comme la mer, et incurable, soulignant la profondeur de la tragédie.
Reconnaître les limites de la consolation humaine et se tourner vers la source ultime de guérison et d'espoir.
Dans ce chapitre
Voir tout →Les portes de la ville se sont écroulées, il a réduit en miettes ses fermetures. Roi et ministres sont aux mains des païens. Personne pour dire ce que Dieu veut; même les prophètes ne reçoivent plus de message venant du Seigneur.
10Les conseillers de Sion sont assis à terre et gardent le silence, ils ont jeté de la poussière sur leur tête, ils ont revêtu la tenue de deuil. Et les jeunes filles de Jérusalem baissent la tête vers la terre.
11Mes yeux s’épuisent à pleurer, l’émotion me brûle, je ne puis retenir mon désespoir devant le désastre qui atteint mon peuple, alors que les nourrissons meurent de soif sur les places de la cité.
12Les enfants demandent à leur mère: «Où y a-t-il quelque chose à manger?», tandis qu’ils défaillent, comme les blessés sur les places de la ville, et qu’ils expirent dans les bras de leur mère.
14Tes prophètes n’ont eu pour toi que des messages mensongers et creux. Ils n’ont pas démasqué ta faute, ce qui aurait conduit à ton rétablissement. Leur message pour toi n’était que mensonge et poudre aux yeux.
15Tous ceux qui passent par ici applaudissent à ta ruine. Ils sifflent et hochent la tête pour se moquer de toi, Jérusalem: «Est-ce bien la ville qu’on appelait Beauté parfaite et Joie de toute la terre?»
16Tous ceux qui t’en veulent ouvrent la bouche pour te provoquer. Ils sifflent, te montrent des dents menaçantes. Ils disent: «Nous n’en avons fait qu’une bouchée. Le voilà venu, le jour que nous attendions: nous y sommes, nous le voyons enfin!»
17Le Seigneur a fait ce qu’il avait résolu, il a réalisé ce qu’il avait dit, ce qu’il avait décidé depuis longtemps: il a démoli sans pitié. Par ton malheur il a réjoui l’ennemi, il a renforcé l’orgueil de ton adversaire.
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Ancien Testament
Les Lamentations sont cinq poèmes acrostiches pleurant la destruction de Jérusalem par Babylone. L'auteur exprime une douleur nationale et spirituelle déchirante, sans esquiver la réalité du désastre. Au cœur du livre jaillit néanmoins un acte de foi : "Les bontés de l'Éternel ne cessent point" (3:22).