"Les portes de la ville se sont écroulées, il a réduit en miettes ses fermetures. Roi et ministres sont aux mains des païens. Personne pour dire ce que Dieu veut; même les prophètes ne reçoivent plus de message venant du Seigneur."

La Clarté

Ce verset décrit la destruction complète des défenses de la ville (portes et fermetures). Le roi et les ministres sont captifs, et, plus grave encore, il n'y a plus de communication divine : les prophètes ne reçoivent plus de messages, signifiant un silence divin et une perte de direction spirituelle.

L'Action

Chercher la direction divine avec diligence et craindre le silence de Dieu comme une conséquence de la désobéissance.

Dans ce chapitre

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5

Le Seigneur s’est conduit comme notre ennemi, il n’a fait qu’une bouchée d’Israël et de toutes ses belles maisons; il a démoli ses fortifications, répandant partout dans le peuple de Juda plaintes et complaintes.

6

Il a forcé la haie de son jardin, il a détruit le lieu où il nous rencontrait. A Sion, le Seigneur a fait oublier les jours de fête et de sabbat. En déchaînant sa colère, il a déshonoré aussi bien le roi que les prêtres.

7

Le Seigneur ne veut plus de son autel, il a abandonné son lieu saint, il a laissé tomber aux mains de l’ennemi les belles maisons de Sion. Dans le temple, le vacarme était aussi fort que lors d’un jour de fête!

8

Le Seigneur avait décidé de détruire les murailles de Sion. Il a étendu le cordeau à niveler, il n’a pas hésité à démolir. Il a mis en deuil l’avant-mur et le rempart, qui se délabrent l’un et l’autre.

10

Les conseillers de Sion sont assis à terre et gardent le silence, ils ont jeté de la poussière sur leur tête, ils ont revêtu la tenue de deuil. Et les jeunes filles de Jérusalem baissent la tête vers la terre.

11

Mes yeux s’épuisent à pleurer, l’émotion me brûle, je ne puis retenir mon désespoir devant le désastre qui atteint mon peuple, alors que les nourrissons meurent de soif sur les places de la cité.

12

Les enfants demandent à leur mère: «Où y a-t-il quelque chose à manger?», tandis qu’ils défaillent, comme les blessés sur les places de la ville, et qu’ils expirent dans les bras de leur mère.

13

Jérusalem, je ne sais plus que te dire; ta situation ne ressemble à aucune autre! Quel autre cas te citer, pour te consoler, pauvre Sion? Ton désastre est immense, comme la mer; personne ne pourrait t’en guérir.

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Auteur / Tradition Attribué à Jérémie (tradition)
Période Env. 586 av. J.-C. (après la chute de Jérusalem)