Ce verset décrit la mort généralisée et indiscriminée à Jérusalem, où jeunes et vieux gisent dans les rues. Les enfants sont tués par l'épée, et le poète attribue ces massacres impitoyables au jour de la colère du Seigneur.
Reconnaître la réalité brutale de la guerre et de la colère divine, et chercher la paix et la réconciliation.
Dans ce chapitre
Voir tout →Le Seigneur a fait ce qu’il avait résolu, il a réalisé ce qu’il avait dit, ce qu’il avait décidé depuis longtemps: il a démoli sans pitié. Par ton malheur il a réjoui l’ennemi, il a renforcé l’orgueil de ton adversaire.
18D’un seul cœur Jérusalem a fait monter son cri vers le Seigneur. Muraille de Sion, jour et nuit, laisse couler tes larmes à torrents. Ne t’accorde aucun répit, que tes pleurs ne cessent pas!
19Ne te retiens pas: d’heure en heure, remplis la nuit de tes lamentations. Vide ton cœur en présence du Seigneur. Tends vers lui tes mains suppliantes pour la vie de tes jeunes enfants en train de mourir de faim à tous les coins de rue.
20Seigneur, regarde et vois qui tu traites ainsi. Des femmes peuvent-elles aller jusqu’à manger les enfants qu’elles ont mis au monde et choyés? Peut-on assassiner prêtres et prophètes jusque dans ton sanctuaire?
22Comme pour un jour de fête, tu as invité mes redoutables voisins. Le jour où ta colère a éclaté, Seigneur, il n’y a eu ni rescapé ni survivant. Les enfants que j’avais élevés et choyés, l’ennemi les a exterminés.
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Explorer →"Nous rejetterais-tu tout à fait? Nous en voudrais-tu à ce point?"
"Seigneur, tu es irrité contre moi, mais ne me condamne pas; tu es indigné contre moi, mais renonce à me punir."
"«Allez consulter le Seigneur pour moi, et pour ce qui reste de la population d’Israël et de Juda, sur le contenu du livre qu’on vient de trouver. En effet, nos ancêtres n’ont pas obéi aux commandements qui y figurent et, par conséquent, la colère du Seigneur contre nous doit être très grande.»"
À propos du livre
Histoire de la Bible →Lamentations
Ancien Testament
Les Lamentations sont cinq poèmes acrostiches pleurant la destruction de Jérusalem par Babylone. L'auteur exprime une douleur nationale et spirituelle déchirante, sans esquiver la réalité du désastre. Au cœur du livre jaillit néanmoins un acte de foi : "Les bontés de l'Éternel ne cessent point" (3:22).