Dans la lettre, David ordonne à Joab de placer Urie en première ligne, là où le combat est le plus violent, puis de se retirer pour le laisser mourir au combat, orchestrant ainsi son assassinat.
Ne jamais utiliser son pouvoir pour orchestrer la mort ou le malheur d'autrui, surtout pour couvrir ses propres fautes.
Dans ce chapitre
Voir tout →«Majesté, répondit Urie, le coffre sacré du Seigneur ainsi que l’armée d’Israël et de Juda n’ont pour abris que des tentes; le général Joab et tes officiers campent en rase campagne. Et pendant ce temps, moi, j’irais à la maison pour manger, boire et dormir avec ma femme? Jamais de la vie je ne ferai une chose pareille, je te le jure!» –
12«Bon, répondit le roi, reste encore ici aujourd’hui. Je te laisserai repartir demain.» Urie resta donc à Jérusalem jusqu’au lendemain.
13David l’invita à manger et à boire à sa table, et il l’enivra. Mais le soir, Urie alla quand même dormir avec les soldats de la garde royale, plutôt que de rentrer chez lui.
14Le lendemain matin, David écrivit une lettre à Joab et la confia à Urie.
16Joab, qui surveillait la ville assiégée, plaça donc Urie à l’endroit qu’il savait gardé par de valeureux soldats ennemis.
17Les défenseurs de la ville firent une sortie contre les assiégeants. Ils tuèrent quelques soldats et officiers de l’armée de David. Urie lui-même fut tué.
18Joab envoya alors à David un rapport sur le déroulement du combat,
19en donnant au messager les instructions suivantes: «Quand tu auras terminé le récit du combat,
À propos du livre
Histoire de la Bible →Deuxième livre de Samuel
Ancien Testament
Le deuxième livre de Samuel retrace l'intégralité du règne de David : ses triomphes (conquête de Jérusalem, l'Arche de l'Alliance), mais aussi ses fautes graves (adultère avec Bethsabée, meurtre d'Urie) et leurs conséquences tragiques pour sa famille. Il offre un portrait humain et nuancé du "roi selon le cœur de Dieu".