Le désastre est attribué aux péchés des prophètes et aux crimes des prêtres, qui ont corrompu la ville et versé le sang des justes, désignant les leaders religieux comme responsables.
Exiger l'intégrité et la responsabilité des leaders religieux et spirituels, car leurs actions ont des conséquences profondes sur la communauté.
Dans ce chapitre
Voir tout →Mieux valait succomber victime de l’épée que mourir victime de la faim et dépérir affaibli par la disette.
10Des mères, pourtant pleines d’amour, ont fait cuire elles-mêmes leurs enfants pour s’en nourrir, dans le désastre qui atteint mon peuple.
11Le Seigneur est allé au bout de sa fureur, il a déversé son ardente colère. A Sion, il a allumé un incendie qui en a dévoré les fondations.
12Les rois de la terre ni personne au monde n’auraient pu croire que l’ennemi vainqueur entrerait un jour par les portes de Jérusalem.
14Comme des aveugles dans les rues ils avancent hésitants, souillés de sang. Il est interdit de toucher même à leurs vêtements.
15Quand ils arrivent on crie: «Écartez-vous, ils sont impurs! Écartez-vous, n’approchez pas!» Tandis qu’ils s’enfuient sans savoir où aller, les peuples étrangers déclarent: «Pas question qu’ils restent plus longtemps chez nous!»
16Le Seigneur en personne les a dispersés, il ne veut plus les voir. On n’a pas eu d’égards pour les prêtres, ni de respect pour les vieillards.
17Nos yeux continuaient à se fatiguer, à épier un secours qui ne venait pas. Nous avons attendu sans répit l’arrivée d’une nation qui n’est pas venue nous sauver.
À propos du livre
Histoire de la Bible →Lamentations
Ancien Testament
Les Lamentations sont cinq poèmes acrostiches pleurant la destruction de Jérusalem par Babylone. L'auteur exprime une douleur nationale et spirituelle déchirante, sans esquiver la réalité du désastre. Au cœur du livre jaillit néanmoins un acte de foi : "Les bontés de l'Éternel ne cessent point" (3:22).