Le peuple est constamment surveillé, incapable de se déplacer librement, et sent que sa fin est imminente, vivant dans la peur et la certitude de sa destruction.
Dans les situations de menace constante, chercher la protection divine et ne pas céder à la peur paralysante.
Dans ce chapitre
Voir tout →Comme des aveugles dans les rues ils avancent hésitants, souillés de sang. Il est interdit de toucher même à leurs vêtements.
15Quand ils arrivent on crie: «Écartez-vous, ils sont impurs! Écartez-vous, n’approchez pas!» Tandis qu’ils s’enfuient sans savoir où aller, les peuples étrangers déclarent: «Pas question qu’ils restent plus longtemps chez nous!»
16Le Seigneur en personne les a dispersés, il ne veut plus les voir. On n’a pas eu d’égards pour les prêtres, ni de respect pour les vieillards.
17Nos yeux continuaient à se fatiguer, à épier un secours qui ne venait pas. Nous avons attendu sans répit l’arrivée d’une nation qui n’est pas venue nous sauver.
19Nos poursuivants sont rapides, plus que l’aigle dans le ciel. Ils nous pourchassent sur les montagnes, ils nous guettent dans les lieux inhabités.
20Celui dont notre vie dépendait, le roi que le Seigneur avait consacré, lui dont nous disions: «Sous sa garde nous aurons notre place parmi les nations», le voilà captif dans une fosse ennemie!
21Tu peux être ravie, population d’Édom, toi qui habites le pays d’Ous! Mais la coupe du jugement te parviendra à toi aussi! Tu t’y enivreras, tu te mettras toute nue!
22Ta punition est complète, pauvre Sion. On ne t’emmènera plus en déportation. Quant à toi, Édom, le Seigneur punira tes fautes, il démasquera tes crimes.
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Explorer →"Ichebaal fut incapable de lui répondre un seul mot, tant il avait peur de lui."
"Enfin, le serviteur qui avait reçu les cent pièces s’approcha et dit: “Maître, je te connaissais comme un homme dur: tu moissonnes où tu n’as pas semé, tu récoltes où tu n’as rien planté."
"Tous les habitants des rivages lointains en sont frappés de stupeur. Leurs rois sont épouvantés, la terreur se lit sur leurs visages."
À propos du livre
Histoire de la Bible →Lamentations
Ancien Testament
Les Lamentations sont cinq poèmes acrostiches pleurant la destruction de Jérusalem par Babylone. L'auteur exprime une douleur nationale et spirituelle déchirante, sans esquiver la réalité du désastre. Au cœur du livre jaillit néanmoins un acte de foi : "Les bontés de l'Éternel ne cessent point" (3:22).