Ceux qui vivaient dans l'opulence sont maintenant réduits à la misère, fouillant les ordures pour survivre, montrant la brutalité de la chute sociale et économique.
Se rappeler que la richesse est éphémère et que la compassion envers les démunis est essentielle, car personne n'est à l'abri de la misère.
Dans ce chapitre
Voir tout →Comment l’or si brillant, le métal si beau, a-t-il pu se ternir? Comment les pierres qui t’étaient consacrées ont-elles pu s’éparpiller à tous les coins de rue?
2Comment les enfants de Sion, eux qui valaient leur pesant d’or, peuvent-ils être estimés au prix d’un simple pot de terre?
3Même les chacals ont l’instinct maternel et allaitent leurs petits. Mais mon peuple est une mère inhumaine, comme l’autruche dans le désert.
4De soif, les nourrissons ont la langue collée à leur palais. Les jeunes enfants réclament du pain; personne pour leur en offrir une bouchée.
6Les torts de mon peuple sont plus grands que les fautes des gens de Sodome, qui fut bouleversée en un clin d’œil sans qu’on ait eu le temps de réagir.
7Les princes avaient plus d’éclat que la neige, leur teint était plus blanc que le lait et leur corps plus rose que le corail. Leurs veines évoquaient le bleu du saphir.
8Ils paraissent maintenant plus noirs que la suie, on ne les reconnaît plus dans la rue. Ils n’ont plus que la peau sur les os, une peau sèche comme du bois sec.
9Mieux valait succomber victime de l’épée que mourir victime de la faim et dépérir affaibli par la disette.
À propos du livre
Histoire de la Bible →Lamentations
Ancien Testament
Les Lamentations sont cinq poèmes acrostiches pleurant la destruction de Jérusalem par Babylone. L'auteur exprime une douleur nationale et spirituelle déchirante, sans esquiver la réalité du désastre. Au cœur du livre jaillit néanmoins un acte de foi : "Les bontés de l'Éternel ne cessent point" (3:22).