Ce verset décrit la splendeur passée des princes de Sion, leur beauté et leur noblesse, pour mieux contraster avec leur état actuel de déchéance.
Apprécier la beauté et la dignité, mais se rappeler que la vraie valeur ne réside pas seulement dans l'apparence extérieure.
Dans ce chapitre
Voir tout →Même les chacals ont l’instinct maternel et allaitent leurs petits. Mais mon peuple est une mère inhumaine, comme l’autruche dans le désert.
4De soif, les nourrissons ont la langue collée à leur palais. Les jeunes enfants réclament du pain; personne pour leur en offrir une bouchée.
5Ceux qui se nourrissaient de bons morceaux tombent d’épuisement dans les rues. Ceux qu’on avait élevés dans le luxe fouillent à pleines mains les tas d’ordures.
6Les torts de mon peuple sont plus grands que les fautes des gens de Sodome, qui fut bouleversée en un clin d’œil sans qu’on ait eu le temps de réagir.
8Ils paraissent maintenant plus noirs que la suie, on ne les reconnaît plus dans la rue. Ils n’ont plus que la peau sur les os, une peau sèche comme du bois sec.
9Mieux valait succomber victime de l’épée que mourir victime de la faim et dépérir affaibli par la disette.
10Des mères, pourtant pleines d’amour, ont fait cuire elles-mêmes leurs enfants pour s’en nourrir, dans le désastre qui atteint mon peuple.
11Le Seigneur est allé au bout de sa fureur, il a déversé son ardente colère. A Sion, il a allumé un incendie qui en a dévoré les fondations.
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"Absalom eut trois fils et une fille. La fille s’appelait Tamar, et elle était d’une grande beauté."
"La vie de l’homme fait penser à l’herbe: comme l’herbe des champs, qui commence à fleurir"
À propos du livre
Histoire de la Bible →Lamentations
Ancien Testament
Les Lamentations sont cinq poèmes acrostiches pleurant la destruction de Jérusalem par Babylone. L'auteur exprime une douleur nationale et spirituelle déchirante, sans esquiver la réalité du désastre. Au cœur du livre jaillit néanmoins un acte de foi : "Les bontés de l'Éternel ne cessent point" (3:22).