Le narrateur décrit la tragédie d'un homme riche et respecté qui, malgré toutes ses possessions, est empêché par Dieu d'en jouir, ses biens finissant par profiter à d'autres. C'est une vanité et une grande souffrance.
Ne vous attachez pas excessivement aux biens matériels, car leur jouissance n'est pas garantie et peut être éphémère.
Dans ce chapitre
Voir tout →J’ai observé encore un malheur ici-bas, un grand malheur pour les humains.
3Un homme peut avoir une centaine d’enfants et vivre de nombreuses années. Que vaut tout cela s’il n’est pas heureux pendant sa longue vie et s’il n’est même pas enterré décemment? A mon avis, la condition de l’enfant mort-né est meilleure que la sienne.
4En effet, celui-ci est venu comme de la fumée sans lendemain, il disparaît dans l’obscurité et personne ne se souvient de lui.
5Il n’a même pas vu le jour et il n’a rien connu de la vie. Il est plus tranquille que celui qui vit longtemps.
6Ce n’est pas la peine de vivre, serait-ce jusqu’à deux fois mille ans, si l’on ne connaît pas le bonheur. Car toute vie aboutit à la mort.
À propos du livre
Histoire de la Bible →L’Ecclésiaste ou les paroles du Sage
Ancien Testament
Qohéleth ("le prédicateur") mène une réflexion radicale sur la vanité de l'existence humaine : richesses, sagesse, plaisirs — tout est "vanité des vanités". Loin d'être nihiliste, le livre invite à accueillir les joies simples du présent comme un don de Dieu. C'est l'un des textes les plus modernes et les plus courageux de la Bible.