Le narrateur décrit l'enfant mort-né comme une existence éphémère et oubliée, mais paradoxalement préférable à une longue vie malheureuse.
Reconnaissez la fragilité de la vie et la brièveté de la mémoire humaine.
Dans ce chapitre
Voir tout →J’ai observé encore un malheur ici-bas, un grand malheur pour les humains.
2Voici quelqu’un à qui Dieu permet de s’enrichir, d’être fortuné et bien considéré. Cet homme a tout ce qu’il peut désirer. Mais Dieu ne le laisse pas jouir de ses biens; un autre en profite. C’est de la fumée sans lendemain et une cruelle douleur.
3Un homme peut avoir une centaine d’enfants et vivre de nombreuses années. Que vaut tout cela s’il n’est pas heureux pendant sa longue vie et s’il n’est même pas enterré décemment? A mon avis, la condition de l’enfant mort-né est meilleure que la sienne.
5Il n’a même pas vu le jour et il n’a rien connu de la vie. Il est plus tranquille que celui qui vit longtemps.
6Ce n’est pas la peine de vivre, serait-ce jusqu’à deux fois mille ans, si l’on ne connaît pas le bonheur. Car toute vie aboutit à la mort.
7L’être humain travaille uniquement pour contenter ses désirs, mais il n’est jamais satisfait.
8Le sage ne vit pas mieux que le sot et à quoi sert-il à un homme pauvre de savoir se débrouiller dans la vie?
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Explorer →"S’il y a quelque chose dont nous disons: «Voilà du neuf!», en réalité cela avait déjà existé bien longtemps avant nous."
"Ils oubliaient ce qu’il avait fait pour eux quand il les avait délivrés de l’adversaire."
"Au pays, on perdra tout souvenir de lui, son nom ne sera plus prononcé dans la rue."
À propos du livre
Histoire de la Bible →L’Ecclésiaste ou les paroles du Sage
Ancien Testament
Qohéleth ("le prédicateur") mène une réflexion radicale sur la vanité de l'existence humaine : richesses, sagesse, plaisirs — tout est "vanité des vanités". Loin d'être nihiliste, le livre invite à accueillir les joies simples du présent comme un don de Dieu. C'est l'un des textes les plus modernes et les plus courageux de la Bible.