"On réserve un cèdre à couper, on choisit un chêne ou un térébinthe. On le laisse grandir parmi les arbres de la forêt. Ou bien on plante un pin; la pluie le fera pousser."

La Clarté

Le verset décrit la sélection et la croissance des arbres (cèdre, chêne, térébinthe, pin) dans la forêt, soulignant leur origine naturelle et leur dépendance à la pluie pour leur développement. C'est une préparation à l'ironie des versets suivants.

L'Action

Apprécie la simplicité et la beauté des ressources naturelles, et reconnais leur origine divine plutôt que de les détourner à des fins idolâtres.

Dans ce chapitre

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10

Fabriquer un dieu, mouler une idole qui ne servira à rien, quelle sottise!

11

Tous ceux qui s’en font les complices se couvriront de honte. Les artisans qui la fabriquent ne sont que des hommes. Qu’ils se rassemblent tous, qu’ils se présentent: ils prendront peur et se couvriront tous de honte!

12

Le forgeron aiguise un ciseau, il le travaille à chaud, lui donne une forme au marteau; il y met toute son énergie. Mais le travail lui donne faim, le voilà sans force. S’il oublie de boire un peu d’eau, le voilà épuisé.

13

Quant au sculpteur sur bois, il prend ses mesures au cordeau, trace le contour à la craie, travaille la pièce au ciseau et arrondit le tout au rabot. Il lui donne une forme humaine, une belle figure d’homme, qui restera dans une maison.

15

Ce bois servira aux hommes pour allumer du feu. Ils en prennent pour se chauffer ou pour cuire leur pain. Ou ils en font un dieu, devant lequel on s’incline, ils fabriquent une idole à qui l’on adresse des prières.

16

Ils brûlent ainsi au feu la moitié de la bûche; ils y font rôtir de la viande et en mangent à leur faim. Ou encore ils se chauffent en s’exclamant: «Ah, je me réchauffe, quel plaisir de voir le feu!»

17

Avec l’autre moitié de la bûche ils se fabriquent un dieu, ils se font une idole, ils s’inclinent devant elle et lui adressent cette prière: «Tu es mon dieu, délivre-moi!»

18

Ces gens n’ont rien dans la tête, ils ne comprennent rien. Ils ont les yeux collés, ils ne distinguent rien, et leur esprit est trop borné pour qu’ils saisissent quelque chose.

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Livre prophétique

Ésaïe est le plus vaste livre prophétique, souvent divisé en deux grandes parties : Proto-Ésaïe (ch. 1–39), centré sur le jugement de Juda, et Deutéro-Ésaïe (ch. 40–66), avec ses oracles de consolation pour les exilés. Les "chants du Serviteur souffrant" (ch. 52–53) ont été interprétés par le christianisme comme une prophétie de la Passion du Christ.

Auteur / Tradition Ésaïe de Jérusalem et école ésaïenne
Période Env. 740–550 av. J.-C.