"Ils brûlent ainsi au feu la moitié de la bûche; ils y font rôtir de la viande et en mangent à leur faim. Ou encore ils se chauffent en s’exclamant: «Ah, je me réchauffe, quel plaisir de voir le feu!»"

La Clarté

Le verset continue l'illustration de l'absurdité de l'idolâtrie : une partie de la bûche est brûlée pour se chauffer et cuire de la nourriture, procurant un plaisir immédiat et terrestre.

L'Action

Reconnais la valeur des choses simples et pratiques de la vie, mais ne les confonds pas avec une source de salut ou de divinité.

Dans ce chapitre

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12

Le forgeron aiguise un ciseau, il le travaille à chaud, lui donne une forme au marteau; il y met toute son énergie. Mais le travail lui donne faim, le voilà sans force. S’il oublie de boire un peu d’eau, le voilà épuisé.

13

Quant au sculpteur sur bois, il prend ses mesures au cordeau, trace le contour à la craie, travaille la pièce au ciseau et arrondit le tout au rabot. Il lui donne une forme humaine, une belle figure d’homme, qui restera dans une maison.

14

On réserve un cèdre à couper, on choisit un chêne ou un térébinthe. On le laisse grandir parmi les arbres de la forêt. Ou bien on plante un pin; la pluie le fera pousser.

15

Ce bois servira aux hommes pour allumer du feu. Ils en prennent pour se chauffer ou pour cuire leur pain. Ou ils en font un dieu, devant lequel on s’incline, ils fabriquent une idole à qui l’on adresse des prières.

17

Avec l’autre moitié de la bûche ils se fabriquent un dieu, ils se font une idole, ils s’inclinent devant elle et lui adressent cette prière: «Tu es mon dieu, délivre-moi!»

18

Ces gens n’ont rien dans la tête, ils ne comprennent rien. Ils ont les yeux collés, ils ne distinguent rien, et leur esprit est trop borné pour qu’ils saisissent quelque chose.

19

Aucun ne réfléchit, aucun n’a le bon sens ni l’intelligence de se dire: «J’ai brûlé la moitié de ce bois; sur les braises j’ai cuit mon pain et rôti la viande que je mange. Ce que je fais de l’autre moitié n’est qu’une idole abominable. C’est devant un bout de bois que je viens m’incliner!»

20

Non, leurs pensées s’attachent à ce qui n’est qu’un peu de cendre; leur esprit égaré les fait déraisonner. Leur dieu ne les délivre pas, mais eux-mêmes ne se disent pas: «Ce que je tiens dans la main n’est qu’un faux dieu, c’est évident.»

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Livre prophétique

Ésaïe est le plus vaste livre prophétique, souvent divisé en deux grandes parties : Proto-Ésaïe (ch. 1–39), centré sur le jugement de Juda, et Deutéro-Ésaïe (ch. 40–66), avec ses oracles de consolation pour les exilés. Les "chants du Serviteur souffrant" (ch. 52–53) ont été interprétés par le christianisme comme une prophétie de la Passion du Christ.

Auteur / Tradition Ésaïe de Jérusalem et école ésaïenne
Période Env. 740–550 av. J.-C.