"Le forgeron aiguise un ciseau, il le travaille à chaud, lui donne une forme au marteau; il y met toute son énergie. Mais le travail lui donne faim, le voilà sans force. S’il oublie de boire un peu d’eau, le voilà épuisé."

La Clarté

Le verset décrit l'effort physique intense et l'épuisement d'un forgeron qui travaille le métal pour lui donner une forme. Il met en lumière la fragilité et les limites de l'homme, même dans son travail le plus acharné.

L'Action

Reconnais tes propres limites et ne te surestime pas, car même le travail le plus intense nécessite repos et subsistance.

Dans ce chapitre

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8

Vous, mon peuple, soyez sans crainte, n’ayez pas peur. Je vous l’ai annoncé, je vous l’ai révélé longtemps à l’avance, vous le savez bien, vous m’en êtes témoins. A part moi y a-t-il un autre Dieu? Non, il n’y a pas d’autre Rocher, je n’en connais aucun.»

9

Les fabricants d’idoles sont tous des nullités. Et leurs chers objets ne servent absolument à rien: ce sont leurs témoins à eux, mais des témoins qui ne voient rien, qui ne savent rien et les laisseront bien déçus.

10

Fabriquer un dieu, mouler une idole qui ne servira à rien, quelle sottise!

11

Tous ceux qui s’en font les complices se couvriront de honte. Les artisans qui la fabriquent ne sont que des hommes. Qu’ils se rassemblent tous, qu’ils se présentent: ils prendront peur et se couvriront tous de honte!

13

Quant au sculpteur sur bois, il prend ses mesures au cordeau, trace le contour à la craie, travaille la pièce au ciseau et arrondit le tout au rabot. Il lui donne une forme humaine, une belle figure d’homme, qui restera dans une maison.

14

On réserve un cèdre à couper, on choisit un chêne ou un térébinthe. On le laisse grandir parmi les arbres de la forêt. Ou bien on plante un pin; la pluie le fera pousser.

15

Ce bois servira aux hommes pour allumer du feu. Ils en prennent pour se chauffer ou pour cuire leur pain. Ou ils en font un dieu, devant lequel on s’incline, ils fabriquent une idole à qui l’on adresse des prières.

16

Ils brûlent ainsi au feu la moitié de la bûche; ils y font rôtir de la viande et en mangent à leur faim. Ou encore ils se chauffent en s’exclamant: «Ah, je me réchauffe, quel plaisir de voir le feu!»

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Ésaïe

Ancien Testament

Livre prophétique

Ésaïe est le plus vaste livre prophétique, souvent divisé en deux grandes parties : Proto-Ésaïe (ch. 1–39), centré sur le jugement de Juda, et Deutéro-Ésaïe (ch. 40–66), avec ses oracles de consolation pour les exilés. Les "chants du Serviteur souffrant" (ch. 52–53) ont été interprétés par le christianisme comme une prophétie de la Passion du Christ.

Auteur / Tradition Ésaïe de Jérusalem et école ésaïenne
Période Env. 740–550 av. J.-C.