Job utilise l'analogie de l'âne sauvage et du bœuf qui ne braient ou ne mugissent que s'ils manquent de nourriture, suggérant que sa propre plainte est justifiée par sa souffrance.
Reconnaissez que les plaintes sont souvent le signe d'un besoin non satisfait ou d'une souffrance réelle.
Dans ce chapitre
Voir tout →Job répondit alors:
2Ah, combien je voudrais que l’on pèse ma peine, et que tout mon malheur soit mis sur la balance!
3Il est certes plus lourd que le sable des mers. Voilà pourquoi je parle à tort et à travers.
4C’est vrai, le Dieu très-grand m’a percé de ses flèches, et j’en ai absorbé le poison qu’elles portent. Les plus vives terreurs s’alignent devant moi.
6Faut-il manger sans sel ce qui est insipide, et trouver quelque goût dans le blanc de l’œuf cru?
7Je ne veux pas toucher à ces aliments-là. Ma souffrance est un pain qui donne la nausée.
8Je voudrais tant qu’on donne suite à ma demande, et que Dieu veuille m’accorder ce que j’espère:
9qu’il consente enfin à m’écraser pour de bon, qu’il laisse aller sa main et qu’il tranche le fil!
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Explorer →"Mourant de faim et de soif, ils étaient en train de perdre courage."
"Comme si nous étions dans un four notre peau nous brûle, tant la faim nous tenaille."
"Job, quand tu dis à Dieu: «Peu importe pour toi que je sois innocent! Moi je n’y gagne rien», estimes-tu vraiment que cela est correct? Penses-tu être ainsi dans le vrai devant Dieu?"
À propos du livre
Histoire de la Bible →Job
Ancien Testament
Le livre de Job est un chef-d'œuvre de la littérature mondiale qui interroge le problème du mal et de la souffrance du juste. Job, homme intègre, est frappé de toutes parts et engage un débat philosophique et théologique avec ses amis. La conclusion divine ne répond pas directement à la question, mais révèle la transcendance d'un Dieu qui dépasse toute rationalisation humaine.