Job 1
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Il y avait une fois au pays d’Ous un homme du nom de Job. Cet homme était irréprochable, droit, fidèle à Dieu et se tenait à l’écart du mal.
Un jour que les anges de Dieu venaient faire leur rapport au Seigneur, l’accusateur se présenta parmi eux, lui aussi, pour son rapport.
A la fin, Job se décida à parler et maudit le jour de sa naissance.
Élifaz de Téman prit alors la parole et dit à Job:
Lance un appel, pour voir si quelqu’un te répond. Auquel de ses anges pourras-tu t’adresser?
Job répondit alors:
La vie est rude pour les hommes sur la terre: ils ont la condition d’un travailleur de force,
Bildad de Chouha prit alors la parole et dit à Job:
Job répondit alors:
Eh bien, puisque la vie me donne la nausée, je ne retiendrai pas mes plaintes plus longtemps; je ne me tairai pas, tant j’ai le cœur amer.
Sofar de Naama prit alors la parole et dit à Job:
Job répondit alors:
Voilà tout ce que j’ai observé de mes yeux, entendu de mes propres oreilles et compris.
L’homme n’est rien d’autre que l’enfant de la femme. Sa vie demeure brève et remplie de tourments.
Alors Élifaz de Téman prit la parole et dit à Job:
Job répondit alors:
Je respire avec peine et ma vie va s’éteindre; ma tombe est grande ouverte.
Bildad de Chouha prit alors la parole:
Job répondit alors:
Sofar de Naama prit alors la parole et dit à Job:
Job répondit alors:
Alors Élifaz de Téman prit la parole et dit à Job:
Job répondit alors:
Pourquoi le Dieu très-grand n’a-t-il pas réservé des jours où il exercerait son jugement, où ses fidèles le verraient intervenir?
Bildad de Chouha prit alors la parole et dit à Job:
Job répondit alors:
Job reprit son plaidoyer en disant:
Il existe des lieux où l’on extrait l’argent, et des endroits où l’or est trié par lavage.
Job reprit son plaidoyer en disant:
Mais maintenant, je suis tourné en ridicule par des petits jeunots. Leurs pères autrefois m’auraient paru indignes de figurer parmi les chiens de mon troupeau.
J’avais un pacte avec mes yeux, m’interdisant tout regard de désir sur une jeune fille.
Élifaz, Bildad et Sofar renoncèrent à répondre à Job, puisque celui-ci s’estimait innocent.
Quant à toi, Job, écoute ce que j’ai à dire et fais bien attention à toutes mes paroles.
Élihou poursuivit:
Élihou poursuivit:
Élihou poursuivit:
Devant un tel spectacle, j’ai le cœur qui bat, prêt à bondir hors de sa place.
Du cœur de la tempête, le Seigneur interpella Job et lui demanda:
Connais-tu la saison où naissent les petits bouquetins des rochers, et as-tu vu les mères leur donner le jour?
Le Seigneur interpella Job et lui demanda:
On est plein d’illusions en espérant le vaincre; rien qu’en l’apercevant, on tombe à la renverse.
Alors Job répondit au Seigneur:
Il était père de sept fils et de trois filles;
Le Seigneur lui demanda: «D’où viens-tu donc?» L’accusateur répondit au Seigneur: «Je viens de faire un tour sur terre.» –
Voici ce qu’il dit:
On n’ose te parler, tant tu es déprimé. Pourtant on ne peut pas se taire plus longtemps.
Le sot en veut à tous, c’est cela qui le tue; l’imbécile s’emporte, et il en meurt bientôt.
Ah, combien je voudrais que l’on pèse ma peine, et que tout mon malheur soit mis sur la balance!
d’un esclave au soleil, qui voudrait un peu d’ombre, ou d’un pauvre ouvrier, qui attend qu’on le paie.
Combien de temps nous tiendras-tu de tels discours? Et quand s’arrêtera cet ouragan de mots?
Évidemment, je connais bien ce point de vue. Avoir raison contre Dieu? Ce n’est pas possible!
Je dirai donc à Dieu: ne me condamne pas, fais-moi plutôt savoir ce que tu me reproches.
Ne faut-il pas répondre à ce flot de paroles? Savoir parler ne prouve pas qu’on ait raison!
Bien sûr, vous détenez tout le savoir humain! La sagesse mourra en même temps que vous.
Tout ce que vous savez, je le sais, moi aussi, et je ne me crois pas plus stupide que vous!
Comme la fleur, il s’épanouit, et puis se fane; comme l’ombre qui fuit sans pouvoir s’arrêter.
Un sage a-t-il le droit de se nourrir de vent, fait-il des réponses aussi peu consistantes?
J’ai entendu cent fois ce genre de discours. Quels pénibles consolateurs vous êtes tous, vous qui me demandez:
Ne voit-on pas que j’ai affaire à des moqueurs, et que leurs agressions m’empêchent de dormir?
Jusqu’à quand tairez-vous ce qu’il convient de dire? Réfléchissez d’abord et nous saurons parler.
Pendant combien de temps me tourmenterez-vous et m’écraserez-vous sous le poids des discours?
Eh bien, mes réflexions me poussent à répondre, et aussi l’impatience que je sens en moi.
Écoutez sérieusement ce que j’ai à dire, je n’attends pas d’autre consolation de vous.
A qui l’homme peut-il être utile? Est-ce à Dieu? – A lui-même plutôt, s’il a quelque bon sens.
J’ai beau vouloir étouffer mes gémissements, encore maintenant, ma plainte est la plus forte.
Or des gens déplacent les bornes de leur champ, d’autres font paître des moutons qu’ils ont volés.
Dieu détient un pouvoir souverain, effrayant; l impose la paix jusqu’au plus haut du ciel.
Ah, comme tu sais bien venir en aide au faible, au secours de celui dont le bras est sans force!
Voici ce que je jure par le Dieu vivant, qui me refuse justice, par le Dieu très-grand qui me remplit d’amertume:
Quant au fer, c’est dans le sol qu’on va le chercher, et le cuivre s’obtient en fondant de la roche.
Ah, combien j’aimerais retrouver le passé, ce temps où je vivais sous la garde de Dieu,
Et d’ailleurs, que pouvais-je attendre de ces gens à la force mourante?
Sinon qu’aurais-je pu m’attendre à recevoir depuis le ciel, du Dieu très-grand qui est là-haut?
Cela provoqua l’indignation d’un certain Élihou, fils de Barakel, de la tribu de Bouz, du clan de Ram. Son indignation éclata contre Job, parce que celui-ci prétendait avoir raison contre Dieu.
J’ai quelque chose à dire et je vais l’exprimer.
Écoutez mon discours, vous qui êtes des sages, accordez-moi votre attention, gens d’expérience.
Job, quand tu dis à Dieu: «Peu importe pour toi que je sois innocent! Moi je n’y gagne rien», estimes-tu vraiment que cela est correct? Penses-tu être ainsi dans le vrai devant Dieu?
Patiente encore un peu, Job, pour que je t’instruise: j’ai encore à parler pour la cause de Dieu.
Écoutez, écoutez la voix de Dieu qui tonne, ces profonds grondements qu’elle fait retentir.
Qui es-tu pour oser rendre mes plans obscurs à force de parler de ce que tu ignores?
As-tu compté combien de mois elles les portent? Sais-tu à quel moment se produit la naissance?
Toi qui portes plainte contre le Dieu très-grand, oses-tu critiquer? Toi qui fais la leçon, que vas-tu donc répondre?
Qui serait assez fou d’oser le provoquer – et encore plus fou d’oser me tenir tête?
Je reconnais que tout est possible pour toi, je sais qu’aucun projet ne peut t’embarrasser.
il possédait sept mille moutons, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs et cinq cents ânesses, ainsi que de nombreux domestiques. C’était le personnage le plus considérable à l’est de la Palestine.
«Tu as sûrement remarqué mon serviteur Job, dit le Seigneur. Il n’a pas son pareil sur terre. C’est un homme irréprochable et droit; il m’est fidèle et se tient à l’écart du mal. Il est resté fermement irréprochable. C’est donc pour rien que tu m’as poussé à lui faire du tort.» –
Ah! que disparaisse le jour de ma naissance et la nuit qui a dit: «Un garçon est conçu»!
Toi qui as fait l’éducation de tant de gens et savais fortifier les bras trop fatigués,
Certes, j’ai déjà vu un sot qui prospérait, mais sans tarder j’ai prononcé sur sa maison cette malédiction:
Il est certes plus lourd que le sable des mers. Voilà pourquoi je parle à tort et à travers.
Tel est aussi mon sort: des mois de déception, et des nuits de tourments; c’est ce que j’ai gagné.
Crois-tu vraiment que Dieu modifie la justice, ou que le Dieu très-grand fasse une entorse au droit?
Supposons qu’on veuille discuter avec lui, il ne répondra pas, même une fois sur mille.
Cela sert-il ton but de me faire du mal, en méprisant ainsi ton pénible travail et en favorisant les projets des méchants?
Tes beaux discours vont-ils laisser les gens muets? Te moqueras-tu du monde sans qu’on te blâme?
Mais moi aussi, je sais réfléchir tout autant, et je ne me crois pas inférieur sur ce point. Ce que vous avez dit, tout le monde le sait.
Mais c’est au Dieu très-grand que moi, je veux parler: je veux me plaindre à lui.
Et c’est cela, mon Dieu, que ton regard épie! Et c’est moi que tu traînes ainsi en justice!
Les arguments dont tu te sers sont sans effet; dans tout ce que tu dis, il n’y a rien d’utile.
«Quand verra-t-on la fin de ces paroles creuses?» ou «Quel tourment te pousse à répliquer ainsi?»
O Dieu, apporte-moi ta propre garantie, car à part toi, qui voudrait s’engager pour moi?
Allez-vous laisser Job nous prendre pour des bêtes? Avez-vous l’impression que nous sommes stupides?
Au moins dix fois déjà vous m’avez insulté. Me torturer ainsi ne vous fait-il pas honte?
J’entends une leçon qui m’est insupportable, mais ma raison m’inspire la réponse à faire.
Supportez-moi, permettez-moi de m’exprimer, et quand j’aurai parlé, on pourra se moquer.
Et quel profit le Dieu très-grand retire-t-il de ta bonne conduite? Et que peut-il gagner si ton comportement est sans aucun reproche?
Ah, comme j’aimerais savoir où trouver Dieu! Je me rendrais alors jusqu’à sa résidence
Certains s’emparent de l’âne des orphelins ou prennent en garantie le bœuf de la veuve.
Qui pourrait compter les troupes dont il dispose? Et sur qui son soleil ne se lève-t-il pas?
Ah, comme tu sais bien conseiller l’incapable et, sur tous les sujets, montrer ta compétence!
Tant que j’aurai en moi un petit peu de vie, que le souffle de Dieu sera dans mes narines,
Sous terre, les mineurs apportent la lumière; on y fouille jusqu’aux limites du possible la roche sombre et noire.
quand sa lampe brillait au-dessus de ma tête! Sa lumière m’aidait à traverser la nuit.
Épuisés par la faim et par les privations, ils cherchaient quelque chose à ronger dans la steppe, sombre région de ruine et de désolation.
«Le malheur est pour les criminels, dites-vous, et les graves ennuis pour les gens malfaisants.»
Mais elle visait aussi ses trois amis, parce qu’ils n’avaient pas su répondre à Job et avaient ainsi donné tort à Dieu.
Je tiens à te parler en toute honnêteté, et je ne te dirai que la vérité pure.
Le rôle de l’oreille est d’apprécier les mots, tout comme le palais doit percevoir le goût.
J’apporte mon savoir aux gens les plus lointains, je veux donner raison à Dieu, mon créateur.
Dieu lance son éclair sous l’ensemble du ciel, et cet éclair parvient jusqu’au bout de la terre.
Tiens-toi prêt, sois un homme: je vais t’interroger, et tu me répondras.
Elles se baissent en mettant bas leurs petits, afin de déposer leur portée sur le sol.
Alors Job répondit au Seigneur:
A qui ai-je emprunté, pour devoir le lui rendre? je dispose de tout ce qui est sous le ciel!
Tu l’as dit: j’ai osé rendre tes plans obscurs à force de parler de ce que j’ignorais. Je l’avoue: j’ai parlé d’un sujet trop ardu, je n’y comprenais rien et ne le savais pas!
De temps en temps, ses fils se rendaient chez l’un ou l’autre d’entre eux, à tour de rôle, pour y faire un bon repas. Ils invitaient alors leurs trois sœurs à manger et boire avec eux.
«Échange de bons procédés, répliqua l’accusateur: tout ce qu’un homme possède, il le donnera pour sauver sa peau.
Qu’on regarde ce jour comme l’un des plus sombres! Que Dieu, là-haut, ne s’intéresse plus à lui! Qu’aucune lumière ne vienne l’éclairer!
toi qui trouvais les mots pour remettre debout ceux qui n’en pouvaient plus, et relever ceux qui pliaient sous le fardeau,
«Que ses enfants restent privés de tout appui, condamnés sans recours devant le tribunal!
C’est vrai, le Dieu très-grand m’a percé de ses flèches, et j’en ai absorbé le poison qu’elles portent. Les plus vives terreurs s’alignent devant moi.
Dès que je suis couché, je commence à me dire: «Quand me lèverai-je?» Le soir n’en finit pas. Je n’en peux plus de m’agiter jusqu’à l’aurore.
Tes fils ont dû commettre une faute envers lui, et il leur en a fait payer les conséquences.
Il est certes trop fort et trop intelligent pour qu’on lui tienne tête et qu’on en sorte intact.
Ne vois-tu rien de plus que ce que voient les hommes? Ton point de vue n’est-il qu’un point de vue terrestre?
Tu as même affirmé: «Ce que je dis est vrai; oui, Dieu m’en est témoin, je suis irréprochable».
Je fais appel à Dieu, dans l’espoir qu’il réponde, et je suis devenu celui que ses amis tournent en ridicule: on tourne en ridicule celui qui est honnête, un homme irréprochable!
Vous, vous cachez la vérité sous le mensonge, vous offrez tous des remèdes de charlatan.
Mais qui peut donc tirer quelque chose de pur de ce qui est impur? Pas un seul être au monde!
Tu vas même jusqu’à ruiner la religion, à détruire toutes les bases de la foi!
Si vous étiez à ma place et moi à la vôtre, je pourrais moi aussi m’exprimer comme vous, je ferais contre vous un discours très brillant, je hocherais la tête en signe de pitié,
Tu as ôté toute raison à mes amis; ne les laisse donc pas se croire supérieurs.
Quant à toi, Job, ta fureur te nuit à toi-même. Crois-tu qu’elle pourrait dépeupler un pays, déplacer un rocher …?
Même s’il était vrai que je me sois trompé, je suis le seul que cette erreur concernerait!
Tu as l’air d’ignorer ceci: depuis toujours, depuis que l’être humain a été mis sur terre,
Est-ce d’un homme que j’ai à me plaindre, moi? Non! Pourquoi donc ne pourrais-je perdre patience?
Crois-tu qu’il te corrige et te fait un procès parce que tu respectes son autorité?
et je pourrais ainsi lui exposer ma cause. Je lui présenterais mes nombreux arguments.
Les malheureux sont bousculés hors du chemin, les pauvres du pays n’ont plus qu’à se cacher.
Comment veut-on qu’un homme ait raison contre Dieu? Et comment un humain se prétendra-t-il pur?
Mais pour qui ces discours? De qui t’inspires-tu pour parler de la sorte?
jamais mes lèvres ne diront ce qui est faux, ni ma langue ne trahira la vérité!
On ouvre des tunnels hors des lieux habités. Loin des humains, en des endroits inaccessibles, des mineurs oscillent, suspendus à des cordes.
Je me trouvais alors au temps de l’âge mûr, et l’amitié de Dieu veillait sur ma maison.
Ils recueillaient l’herbe salée près des buissons, ils se nourrissaient des racines du genêt.
Or Dieu ne voit-il pas comment je me conduis? Il va jusqu’à compter tous les pas que je fais!
Élihou s’était retenu de parler à Job, car les autres étaient plus âgés que lui.
C’est par l’Esprit de Dieu que j’ai été créé, c’est le souffle du Dieu très-grand qui me fait vivre.
Eh bien, cherchons à discerner ce qui est juste, reconnaissons ensemble ce qui est correct!
Eh bien, c’est moi qui vais te donner la réponse, et à tes amis avec toi!
Ce que j’ai à dire, c’est la vérité pure; je me présente en homme sûr de son affaire.
Après lui, on entend la voix de Dieu rugir, la voix de Dieu tonner majestueusement. Dès cet instant, Dieu lâche à nouveau des éclairs, et l’on entend sa voix.
Où donc te trouvais-tu quand je fondais la terre? Renseigne-moi, si tu connais la vérité:
Grandissant en plein air les petits prennent force; puis ils quittent leur mère et ne reviennent plus.
Je suis peu de chose. Que puis-je te répondre? Je me mets la main sur la bouche et je me tais.
Pas question de passer sous silence ses membres, la valeur de sa force et sa superbe armure.
«Écoute, disais-tu, et laisse-moi parler; je t’interrogerai et tu me répondras.»
Quand les festivités étaient achevées, Job faisait venir ses enfants pour les purifier. Il se levait tôt le lendemain et offrait à Dieu un sacrifice complet pour chacun d’eux, car il se disait: «Mes fils ont peut-être commis une faute, ils ont peut-être offensé Dieu en pensée.» C’est ainsi que Job agissait chaque fois.
Mais si tu oses toucher à sa personne, il te maudira ouvertement!»
Que l’ombre la plus noire s’empare de luiet qu’un nuage obscur s’abatte sur ce jour, ou une terrifiante éclipse de soleil!
te voilà abattu quand le malheur est là, te voilà effrayé quand c’est toi qu’il atteint!
Ce qu’il a moissonné, que d’autres en profitent! Qu’ils aillent s’en saisir, malgré les haies d’épines! Que des gens avides s’emparent de ses biens!»
Est-ce que l’âne sauvage se met à braire quand il a devant lui un repas d’herbe fraîche? Et le bœuf mugit-il quand il a son fourrage?
J’ai le corps recouvert de vermine et de croûtes, et ma peau écorchée n’est que plaies purulentes.
Mais toi, si tu cherches la présence de Dieu, si tu adresses ta prière au Dieu très-grand,
Il déplace les montagnes, sans qu’elles sachent qui, dans sa colère, les bouleverse ainsi.
Ta vie serait-elle aussi brève que la nôtre, se limiterait-elle à aussi peu d’années?
Ah, combien j’aimerais que Dieu dise son mot et qu’il consente à te parler directement!
«Le malheureux n’a droit qu’à un complet mépris.» Telle est la devise des gens qui sont tranquilles; ils l’appliquent à ceux dont le pied a glissé.
Qui saura donc vous faire taire tout à fait? En vous taisant vous passeriez pour des gens sages!
Car la durée de vie est limitée pour l’homme; c’est toi qui as fixé le nombre de ses mois, il ne peut dépasser la ligne que tu traces.
Ta culpabilité inspire tes paroles, tu choisis un discours complètement tordu.
je vous rendrais courage à force de parler, mes propos empressés mettraient fin à vos maux.
Ils sont comme l’homme dont parle le proverbe: invitant ses amis à partager son pain, il laisse ses enfants attendre en vain leur part.
C’est la lumière du méchant qui s’éteindra! La flamme, à son foyer, cessera de briller.
En fait vous m’abaissez pour vous grandir vous-mêmes, et vous me reprochez ma grande humiliation.
les méchants ne crient victoire que peu de temps, la joie est de courte durée chez l’homme de mauvaise foi.
Penchez-vous sur mon cas: vous serez stupéfaits; la main sur la bouche, vous ne direz plus rien.
C’est plutôt pour punir tes innombrables torts et les fautes que tu ne cesses de commettre.
Je connaîtrais quelle réponse il me ferait, je comprendrais enfin ce qu’il tient à me dire.
Tels les ânes sauvages des terres désertes, ils partent au travail et cherchent dans la steppe quelque chose à manger pour nourrir leurs petits.
Si devant Dieu même la lune est sans éclat, et si les étoiles lui paraissent ternies,
Plus bas que l’océan et que ceux qui le peuplent, au pays des ombres, on se met à trembler,
Loin de moi la pensée de vous donner raison! Jamais, jusqu’à ma mort, je ne renoncerai à me dire innocent.
La terre, en surface, produit la nourriture, tandis que, par-dessous, on dirait que le feu a tout bouleversé.
Lui, le Dieu très-grand, était encore avec moi, et tout autour de moi se tenaient mes garçons.
Chassés par tout le monde, poursuivis à grands cris comme des malfaiteurs,
Eh bien, ai-je vécu guidé par le mensonge, ai-je pressé le pas pour commettre la fraude?
Mais son indignation éclata, quand il s’aperçut que les trois hommes n’avaient plus rien à répondre.
Essaie de me contredire, si tu le peux, prépare-toi à m’affronter. En position!
Voici Job qui déclare: «Je suis innocent, mais Dieu ne tient aucun compte de mon bon droit.
Regarde bien le ciel, observe les nuages: ils sont plus hauts que toi!
Oui, Dieu est trop puissant pour mépriser personne; il reste souverain, sa décision est ferme.
Par sa puissante voix Dieu produit des merveilles, il fait de grandes choses qu’on ne peut comprendre.
Qui a fixé ses dimensions, le sais-tu bien? Et qui l’a mesurée en tirant le cordeau?
Qui a lâché l’âne sauvage en liberté? Qui l’a laissé partir en détachant ses liens?
J’avais osé parler, je ne dirai plus rien. J’avais même insisté, je ne le ferai plus.
Qui donc a découvert son manteau par devant? Qui s’est aventuré dans sa double mâchoire?
Je ne savais de toi que ce qu’on m’avait dit, mais maintenant, c’est de mes yeux que je t’ai vu.
Or un jour que les anges de Dieu venaient faire leur rapport au Seigneur, le Satan, l’accusateur, se présenta parmi eux, lui aussi.
Le Seigneur dit à l’accusateur: «Eh bien, tu peux disposer de lui, mais non pas de sa vie.»
Quant à cette nuit-là, qu’elle soit la plus noire,qu’on ne la compte plus dans le calendrier,et qu’elle n’entre plus dans le calcul des mois!
Puisque tu reconnais l’autorité de Dieu, et puisque ta conduite est sans aucun reproche, ne dois-tu pas garder confiance et bon espoir?
L’injustice, en effet, ne sort pas de la terre, la misère non plus ne germe pas du sol.
Faut-il manger sans sel ce qui est insipide, et trouver quelque goût dans le blanc de l’œuf cru?
Ma vie aura passé plus vite que la navette d’un tisserand, elle touche à sa fin quand le fil de l’espoir est arrivé au bout.
si tu es innocent, si tu te montres droit, il ne tardera pas à s’occuper de toi et à te rendre la place que tu mérites.
Sur place il fait trembler la terre; les piliers qui la supportent sont ébranlés.
Pourquoi donc cherches-tu à connaître mes torts, et pourquoi t’efforcer de découvrir ma faute?
Il te révélerait son secret savoir-faire – qui est trop merveilleux pour notre intelligence –. Tu comprendrais alors que Dieu laisse passer une part de tes fautes.
Et sous leur tente les violents sont sans souci, ceux qui provoquent Dieu sont en sécurité: ils ne connaissent pas d’autre dieu que leur force.
Écoutez donc plutôt quand j’exprime ma plainte et soyez attentifs à ma protestation.
Cesse de le guetter et laisse-le tranquille, pour qu’il termine en paix sa journée d’ouvrier.
C’est ton langage, et non pas moi, qui te condamne, tout ce que tu as dit témoigne contre toi.
Mais quand je veux parler, ma douleur n’est pas moindre, et si je veux me taire, elle ne s’en va pas.
Les gens ont fait de moi un sujet de chansons. Je suis celui sur qui on crache en plein visage.
La lumière, chez lui, perdra de sa clarté, la lampe de sa vie va s’éteindre à son tour.
Mais sachez que c’est Dieu qui m’a causé ce tort et m’a entortillé dans son propre filet.
Même s’il est de taille à monter jusqu’au ciel, même s’il a la tête au niveau des nuages,
Quand je pense moi-même à tout ce qui m’arrive, je suis épouvanté et pris de tremblements.
Par exemple, tu as réclamé indûment un gage à ton prochain; tu lui as pris le seul manteau qu’il possédait.
Lui faudrait-il un grand effort pour m’affronter? Mais non: il suffirait qu’il me prête attention.
Ils doivent ramasser de l’herbe dans les champs, ils doivent vendanger la vigne du méchant.
qu’en sera-t-il alors de ces pauvres humains aussi insignifiants qu’un simple vermisseau?
car le monde des morts est à nu devant Dieu, aucun voile ne cache l’abîme à ses yeux.
Je maintiens fermement que ma conduite est juste, je n’en démordrai pas. En conscience, je n’ai pas honte de ma vie.
C’est dans ses roches que l’on trouve le saphir et les pépites d’or.
A cette époque, je nageais dans l’abondance, des ruisseaux d’huile s’écoulaient de mon pressoir.
ils cherchaient un abri sur les flancs des ravins, dans les trous de la terre ou les creux des rochers.
Que Dieu me pèse dans une balance juste! Alors il le saura: je suis irréprochable.
Élihou, fils de Barakel, de la tribu de Bouz, déclara donc: Je suis encore jeune et vous êtes âgés. Voilà pourquoi j’étais bien trop intimidé pour oser exposer devant vous mon savoir.
Nous sommes des égaux, toi et moi, devant Dieu, moi aussi j’ai été façonné dans l’argile.
Sur mon bon droit, il ne dit pas la vérité; sans que je sois coupable, il m’a blessé à mort.»
Quand tu commets le mal, est-ce à Dieu que tu nuis? Lorsque tu multiplies les désobéissances, en quoi cela le touche-t-il? – En rien du tout!
Il enlève la vie aux gens sans foi ni loi, mais il fait droit aux pauvres.
Dieu ordonne à la neige: «Tombe sur la terre»; il envoie les averses, les pluies torrentielles.
Sur quel socle s’appuient les piliers qui la portent? Et qui encore en a placé la pierre d’angle,
Je l’ai fait habiter dans les régions arides; le milieu où il vit, c’est la terre salée.
Du cœur de la tempête, le Seigneur interpella Job et lui dit:
Qui a jamais ouvert les battants de sa gueule, dont les terribles dents garnissent le pourtour?
C’est pourquoi je retire ce que j’affirmais, je reconnais avoir eu tort et m’humilie en m’asseyant dans la poussière et dans la cendre.
Le Seigneur lui demanda: «D’où viens-tu donc?» L’accusateur répondit au Seigneur: «Je viens de faire un tour sur terre.» –
Alors l’accusateur se retira hors de la présence du Seigneur. Il frappa Job d’une méchante maladie de peau, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet du crâne.
Oui, que cette nuit-là reste toujours stérile et qu’aucun cri de joie n’y pénètre jamais!
Souviens-toi: as-tu vu déjà des innocents ou des honnêtes gens succomber au malheur?
Mais l’homme est destiné à subir la misère, comme les étincelles à voler en l’air.
Je ne veux pas toucher à ces aliments-là. Ma souffrance est un pain qui donne la nausée.
O Dieu, ne l’oublie pas, ma vie tient à un souffle, mes yeux ne reverront plus jamais le bonheur.
Ton ancienne situation te paraîtra bien modeste en comparaison de la nouvelle.
Il ordonne au soleil de ne pas se lever, et il enferme à clé les étoiles du ciel.
Pourtant, tu le sais bien, je ne suis pas coupable et je n’ai aucune chance de t’échapper.
Mais peux-tu découvrir les profondeurs de Dieu, peux-tu saisir la perfection du Dieu très-grand?
Questionne les bestiaux, et ils sauront t’instruire; les oiseaux dans le ciel, ils te renseigneront.
Pensez-vous servir Dieu en déformant les faits? Prendrez-vous sa défense à coups de fausses preuves?
Or il reste toujours de l’espoir pour un arbre: si on le coupe, il peut se mettre à repousser, il ne manquera pas de produire un bourgeon.
Te prends-tu pour Adam, né avant tout le monde? Aurais-tu vu le jour plus tôt que les collines?
C’est qu’en réalité Dieu a usé mes forces, il a exterminé tous ceux qui m’entouraient.
Mes yeux ne brillent plus, éteints par le chagrin; mon corps n’est à présent que l’ombre de lui-même.
Sa démarche assurée deviendra hésitante, et les projets qu’il fait finiront par le perdre.
il finira comme ses propres excréments. «Qu’est-il donc devenu?» demanderont alors ceux qui le connaissaient.
Pourquoi donc les méchants sont-ils encore en vie, pourquoi accroissent-ils leur pouvoir avec l’âge?
Tu as refusé un peu d’eau à l’assoiffé ou un morceau de pain à qui mourait de faim.
Il pourrait s’expliquer avec un homme honnête, et moi, j’échapperais pour toujours à mon juge.
Mais ils n’ont pas de quoi se couvrir pour la nuit, pas de couverture pour résister au froid.
C’est Dieu qui étend le nord du ciel sur le vide et qui suspend la terre au-dessus du néant.
C’est à mon ennemi que le sort des méchants doit être réservé! A ceux qui m’attaquent, le sort des criminels!
Le vautour ignore ces chemins souterrains, l’œil des oiseaux de proie ne les a jamais vus.
Lorsque je sortais vers la porte de la ville et que j’allais siéger au conseil sur la place,
Ils étaient entassés à couvert sous les ronces, on entendait leurs cris au milieu des buissons:
Si mes pas ont quitté le chemin qu’il traçait, si mon cœur a suivi les désirs de mes yeux, si mes mains sont salies par une action mauvaise,
Je me disais: «C’est aux plus âgés de parler, c’est aux gens d’âge mûr d’enseigner la sagesse!»
Serais-je une terreur? Tu n’as pas à trembler et je n’exercerai pas de pression sur toi.
Quel genre d’homme est Job? Il manie l’insolence aussi facilement qu’il boit un verre d’eau!
Et si tu te conduis comme il l’attend de toi, que lui apportes-tu? Que reçoit-il de toi?
Il ne retire pas son estime aux fidèles. Parlons aussi des rois, qui siègent sur un trône. Dieu les y a placés pour que leur règne dure. Mais ils s’enorgueillissent.
Il paralyse alors l’activité humaine, pour que tous les humains reconnaissent son œuvre.
quand les étoiles du matin chantaient en chœur, quand les anges de Dieu lançaient des cris de joie?
Il n’a que moqueries pour la ville bruyante et il n’entend jamais les hurlements d’un maître.
Tiens-toi prêt, sois un homme: je vais t’interroger et tu me répondras.
Plusieurs rangées de boucliers couvrent son dos en une carapace étroitement soudée.
Quand le Seigneur eut fini de parler avec Job, il dit à Élifaz de Téman: «Tu as provoqué mon indignation, ainsi que tes deux amis. Contrairement à mon serviteur Job, en effet, vous n’avez pas dit la vérité sur moi.
«Tu as sûrement remarqué mon serviteur Job, dit le Seigneur. Il n’a pas son pareil sur terre. C’est un homme irréprochable et droit; il m’est fidèle et se tient à l’écart du mal.» –
Job s’assit au milieu du tas de cendres et ramassa un débris de poterie pour se gratter.
Qu’elle soit signalée comme portant malheur par tous les magiciens qui maudissent les jours et sont habiles à provoquer le grand dragon!
Je l’ai bien remarqué: Cultiver l’injustice ou semer la misère conduit à récolter injustice et misère.
Si j’étais toi, je m’adresserais donc à Dieu; c’est à lui-même que je soumettrais mon cas.
Je voudrais tant qu’on donne suite à ma demande, et que Dieu veuille m’accorder ce que j’espère:
Toi qui veillais sur moi, tu ne me verras plus; tu me regarderas, je ne serai plus là.
Informe-toi chez ceux qui nous ont précédés, et retiens bien l’expérience de leurs ancêtres.
A lui seul, il déploie les espaces célestes, et il pose ses pas sur les vagues des mers.
Tes propres mains m’ont fait, elles m’ont façonné, elles m’ont entouré, et tu veux me détruire!
Elle est plus haute que le ciel; que feras-tu? Elle est plus profonde que le monde des morts; que peux-tu en savoir?
Parle donc à la terre, elle saura t’instruire; les poissons dans la mer ont beaucoup à t’apprendre.
Montrerez-vous pour Dieu de la partialité? Prétendez-vous pouvoir plaider en sa faveur?
Même si sa racine vieillit dans la terre, et si sa souche paraît morte dans le sol,
Quand Dieu tenait conseil, aurais-tu écouté, au point de détenir la sagesse à toi seul?
Les rides qu’il m’a faites en sont les témoins, ma maigreur m’accuse et me déclare coupable.
Les braves gens restent sans voix devant mon mal. Les innocents sont indignés: ils voient en moi un homme de mauvaise foi.
Ses pas le conduiront dans un filet tendu, et il ira tout droit se prendre dans les mailles.
Dieu barre ma route, m’empêche de passer, me laisse dans le noir à chercher mon chemin.
Tel un rêve, il s’envole, et sa trace est perdue comme s’évanouit une vision nocturne.
Ils voient leurs descendants s’installer auprès d’eux, ils peuvent contempler tous leurs petits-enfants.
Mais tu laissais les forts s’emparer du pays et les favoris du pouvoir s’y installer.
Mais si je vais à l’est, il ne s’y trouve pas. Je me rends à l’ouest, et ne l’aperçois pas.
Ils sont trempés par les averses des montagnes; faute d’abri, ils se serrent contre un rocher.
Il enferme la pluie au-dedans des nuages et empêche ceux-ci de crever sous le poids.
Que reste-t-il à l’homme de mauvaise foi, quand Dieu coupe ou arrache le fil de sa vie?
Aucun grand fauve n’a parcouru ces sentiers, et le lion ne s’y est pas aventuré.
les jeunes gens, en me voyant, se retiraient, les vieillards se levaient et ils restaient debout.
Des espèces de fous, des êtres innommables, qu’on chassait du pays à grands coups de bâton!
qu’un autre profite alors de ce que je sème, ou que mes plantations soient arrachées de terre!
En vérité, ce qui rend l’homme intelligent c’est l’Esprit, c’est l’inspiration du Dieu très-grand.
J’ai encore à l’oreille le son de ta voix, lorsque tu ne faisais que répéter ceci:
Il fait cause commune avec les malfaiteurs, il se met du côté des gens sans foi ni loi,
Mais le mal que tu fais, ou ta bonne conduite, affecte seulement tes semblables, les hommes.
Les voilà prisonniers, attachés par des chaînes; ils sont captifs d’une situation misérable.
Même les animaux se mettent à l’abri et ils vont se coucher au fond de leur tanière.
Qui a fermé la porte aux flots de l’océan, quand il naissait en jaillissant des profondeurs?
Son pâturage est la montagne qu’il parcourt, et tout ce qui est vert, il le cherche avec soin.
Veux-tu vraiment mettre en question mon jugement? Veux-tu me donner tort pour te donner raison?
Chacun d’eux est si bien lié à son voisin que pas un souffle d’air ne pourrait s’y glisser.
Maintenant donc, procurez-vous sept taureaux et sept béliers, et allez trouver mon serviteur Job. Vous offrirez alors pour vous-mêmes ces animaux en sacrifice complet, tandis que mon serviteur Job priera pour vous. J’accueillerai sa prière avec bienveillance et je renoncerai à vous traiter selon votre folie, bien que vous n’ayez pas dit la vérité sur moi, comme il l’a fait lui-même.»
«Si Job t’est fidèle, répliqua l’accusateur, est-ce gratuitement?
Sa femme lui dit: «Tu persistes à rester irréprochable. Mais tu ferais mieux de maudire Dieu et d’en mourir!» –
Qu’elle ne puisse voir l’étoile du matin! Qu’elle espère le jour, mais qu’elle attende en vain et n’aperçoive pas l’aurore qui s’éveille!
Dieu balaie de son souffle ceux qui s’y adonnent, il les réduit à rien au vent de sa colère.
Ce qu’il fait est grandiose, il n’est pas limité. On ne peut pas énumérer tous ses prodiges.
qu’il consente enfin à m’écraser pour de bon, qu’il laisse aller sa main et qu’il tranche le fil!
Comme un nuage se dissipe et disparaît, on descend chez les morts pour n’en plus remonter.
Nous sommes nés d’hier, et nous ne savons rien; notre vie sur la terre est une ombre qui passe.
Il a tracé les constellations: la Grande Ourse, Orion, les Pléiades et les Chambres du Sud.
Tu m’avais modelé comme un objet d’argile, veuille t’en souvenir avant de me réduire à l’état de poussière.
Elle est, en étendue, plus vaste que la terre, plus large que la mer.
Parmi tous ces êtres, lequel ignore encore que tout ce qui existe est l’œuvre du Seigneur?
Et s’il vous inspectait, serait-ce bon pour vous? On ne trompe pas Dieu comme l’on trompe un homme!
l’odeur de l’eau suffit pour qu’il reprenne vie et pousse des rameaux comme s’il était jeune.
Que peux-tu donc savoir, que nous ne sachions pas, et qu’aurais-tu compris, qui nous soit étranger?
Dans sa fureur, Dieu me choisit comme sa proie, il me poursuit, me montre des dents menaçantes; lui, mon ennemi, me transperce du regard.
«Que le fidèle persévère, disent-ils; et que l’homme aux mains propres redouble d’efforts!»
Un piège le capturera par le talon, un nœud coulant le retiendra solidement.
Il est venu me dépouiller de mon honneur et m’enlever tout mon prestige, ma couronne.
On avait vu cet homme, on ne le verra plus; là même où il vivait, on n’apercevra rien.
Chez eux tout va très bien, on ignore la peur, et le bâton de Dieu ne les frappe jamais.
Tu as laissé partir des veuves les mains vides et privé l’orphelin de ses dernières forces.
A-t-il à faire au nord? Non, je ne l’y vois pas. Se cache-t-il au sud? Je ne remarque rien.
On arrache l’orphelin au sein de sa mère. De celui qui n’a rien on exige des gages.
Il voile le visage de la pleine lune en tirant devant elle un rideau de nuages.
Lorsque survient pour lui le temps de la détresse, ses appels au secours sont-ils reçus par Dieu?
Mais l’homme ose attaquer la roche de granit, il remue les montagnes jusqu’à la racine.
Les personnalités arrêtaient leurs discours, s’imposant le silence, la main sur la bouche.
Mais maintenant je suis un thème de chansons, me voilà devenu sujet de racontars.
Si mon cœur a cédé à l’attrait d’une femme et si je l’ai guettée à la porte voisine,
Être un sage, reconnaître ce qui est juste n’est pas une exclusivité des gens âgés.
«Moi, je suis innocent, et non rebelle à Dieu; je suis pur de tout crime.
car il a déclaré: «L’homme ne gagne rien à chercher de bonnes relations avec Dieu.»
Quand l’oppression est trop lourde, les gens protestent, ils lancent des appels contre la tyrannie.
Dieu leur révèle ainsi quel acte ils ont commis: par orgueil, ils se sont révoltés contre lui.
Du sud arrive l’ouragan, du nord le froid.
Moi! Et je l’ai alors habillé de nuages, quand je l’enveloppais dans un épais brouillard.
Le buffle voudra-t-il se mettre à ton service? Est-ce qu’il va passer la nuit dans ton étable?
As-tu donc les moyens d’être aussi fort que moi? Et ta voix, pourrait-elle égaler mon tonnerre?
Chacun d’eux est collé à celui d’à côté, et rien ne peut défaire un pareil assemblage.
Élifaz de Téman, Bildad de Chouha et Sofar de Naama allèrent donc faire ce que le Seigneur leur avait dit, et celui-ci accueillit avec bienveillance la prière de Job.
Ne le protèges-tu pas de tous côtés, comme par une clôture, lui, sa famille et ses biens? Tu as si bien favorisé ce qu’il a entrepris, que ses troupeaux sont répandus sur tout le pays.
«Tu parles comme une femme privée de bon sens, lui répondit Job. Si nous acceptons de Dieu le bonheur, pourquoi refuserions-nous de lui le malheur?» Dans cette nouvelle épreuve Job ne prononça aucun mot qui puisse offenser Dieu.
Car elle n’a rien fait pour m’empêcher de naître et de voir aujourd’hui cette dure misère.
Il fait taire leurs rugissements de lions, et il casse les dents à ces bêtes féroces.
C’est lui qui fait pleuvoir pour arroser la terre, qui envoie l’eau du ciel pour abreuver les champs.
Je sauterais de joie, dans ma peine sans fin, et j’obtiendrais alors ce dernier réconfort: ne pas avoir trahi les ordres du Dieu saint.
Celui qui part ainsi ne revient plus chez lui, et là où il vivait, on l’oubliera bientôt.
Mais eux peuvent t’instruire et ils pourront te dire ce qu’ils savent tirer de leur propre expérience:
Ce qu’il fait est grandiose, il n’est pas limité. On ne peut pas énumérer tous ses prodiges.
Un jour, tu m’as formé dans le corps de ma mère, comme on verse du lait et qu’on le fait cailler.
Si Dieu arrête donc un coupable en passant et s’il l’appelle à comparaître au tribunal, qui s’y opposera?
C’est lui qui tient en mains la vie de tout vivant, le souffle qui anime le corps des humains.
Si vous avez, même en secret, du parti pris, il aura sûrement un reproche à vous faire.
Quand l’homme meurt, par contre, il est privé de force. Que devient-il, une fois qu’il a expiré?
Il y a parmi nous des vieux pleins d’expérience, bien plus riches d’années que ne l’était ton père!
Les gens ouvrent la bouche pour me menacer, me frappent sur les joues et me couvrent d’insultes, se forment en bande, s’attroupent contre moi.
Quant à vous, mes amis, venez, revenez tous: je ne trouverai parmi vous aucun vrai sage!
Le fil qui le prendra est caché dans la terre, et le lacet fatal l’attend sur son chemin.
Il m’a ruiné à tous égards et je succombe; il m’a ôté l’espoir, comme on arrache un arbre.
Lui-même en est réduit à rendre ses richesses, et ses fils sont contraints de rembourser les pauvres.
Chaque fois, leur taureau rend leur vache féconde; celle-ci fait son veau sans jamais avorter.
C’est pourquoi te voilà cerné, pris au filet, et soudain assailli par une peur terrible.
Pourtant il connaît bien le chemin que je suis: il m’a mis à l’épreuve, mais j’en sortirai pur, comme l’or du creuset.
On le réduit à marcher à peine vêtu, à porter des gerbes de blé le ventre creux,
Il a tracé un cercle autour de l’océan, là où la lumière met un terme à la nuit.
Trouverait-il son plaisir auprès du Dieu très-grand? Adresserait-il à Dieu sa prière en tout temps?
Dans le roc, il ouvre un réseau de galeries; tout ce qui est précieux, il le voit de ses yeux.
Les chefs baissaient le ton, ils devenaient muets.
Ils s’éloignent de moi pour marquer leur dégoût, ou bien, sans se gêner, me crachent au visage.
que ma propre femme travaille pour un autre et que tout le monde puisse disposer d’elle!
C’est pourquoi je vous demande de m’écouter: moi aussi, je voudrais exposer mon savoir.
Mais Dieu trouve encore à me faire des reproches, il me considère comme son ennemi.
Vous donc qui avez du bon sens, écoutez-moi: Loin de moi la pensée que Dieu ferait le mal, que le Dieu très-grand pratiquerait l’injustice!
Mais pas un ne demande: «Où est Dieu, qui m’a fait, qui suscite nos chants au milieu de la nuit,
Il les rend attentifs à l’avertissement, il les appelle à renoncer à leur méfait.
Sous le souffle de Dieu, se forme de la glace; la surface de l’eau durcit comme un métal.
J’ai cassé son élan, marqué une limite en plaçant devant lui une porte barrée.
Pourras-tu l’atteler pour labourer ton champ? Te suivra-t-il dans le vallon avec la herse?
Eh bien! pare-toi donc de gloire et de grandeur, habille-toi de splendeur et de majesté.
Sitôt qu’il éternue, la lumière jaillit, et son regard est flamboyant comme l’aurore.
Tandis que Job priait pour ses amis, le Seigneur le rétablit. Il doubla même les biens que Job avait possédés.
Mais si tu oses toucher à ce qu’il possède, il te maudira ouvertement!»
Trois amis de Job apprirent les malheurs qui lui étaient arrivés. C’étaient Élifaz de Téman, Bildad de Chouha et Sofar de Naama. Ils vinrent de chez eux et se mirent d’accord pour lui manifester leur sympathie et le réconforter.
Pourquoi n’être pas mort dès avant ma naissance, n’avoir pas expiré dès que j’ai vu le jour?
Privés de toute proie, ces fauves dépérissent, tandis que leurs petits sont dispersés au loin.
Il place tout en haut ceux qui sont tout en bas; ceux qui portaient le deuil se dressent de bonheur.
Mais je n’ai plus la force d’espérer encore: à quoi bon patienter, je n’ai plus d’avenir.
Alors je ne veux plus me taire davantage; j’ai l’esprit en détresse, il faut donc que je parle. Mon cœur est trop amer, j’exprimerai ma plainte.
«Le jonc ne pousse pas en dehors des marais, ni le roseau à l’écart des lieux privés d’eau.
S’il passe près de moi, je ne peux pas le voir, et s’il s’en va plus loin, je ne m’en rends pas compte.
Tu m’as alors vêtu de muscles et de peau, tu as fait de moi un tissu d’os et de nerfs.
Car Dieu reconnaît bien les gens sans consistance; sans effort d’attention, il voit où est le mal.
Ne dit-on pas, en une sorte de proverbe: «Le rôle de l’oreille est d’apprécier les mots, tout comme le palais doit percevoir le goût.
Ne redoutez-vous pas la majesté de Dieu, n’êtes-vous pas saisis par la peur qu’il inspire?
Un jour peut-être, les fleuves seront taris, et la mer n’aura plus la moindre goutte d’eau.
Te crois-tu au-dessus de ces consolations que Dieu te propose par nos douces paroles?
Dieu m’a livré au pouvoir de jeunes voyous, il m’a laissé aux mains de gens sans foi ni loi.
Ma vie est terminée; voici réduits à rien les projets que j’ai faits et mes plus chers désirs!
De partout, la terreur tombe soudain sur lui et lui donne la chasse à chaque pas qu’il fait.
Excitant contre moi le feu de sa colère, il m’a traité comme l’un de ses ennemis.
Il se sentait rempli de force et de jeunesse, mais tout cela se couche avec lui dans la tombe.
Ils laissent leurs gamins courir comme un troupeau et leurs petits-enfants s’ébattre en liberté.
La nuit tombe sur toi et tu n’y vois plus rien, tu te trouves noyé sous une énorme vague.
Je me suis fermement attaché à ses pas, j’ai suivi son chemin et n’en ai pas dévié.
à presser des olives dans l’enclos des autres ou préparer le vin sans pouvoir y goûter.
Aux menaces de Dieu, le ciel, sur ses piliers, est pris de tremblements et reste stupéfait.
Je dis tout haut ce que pense le Dieu très-grand, je ne vous cache pas ses arrière-pensées.
Il va jusqu’à tarir les sources des cours d’eau et il amène au jour ce qui était caché.
J’étais félicité par ceux qui m’entendaient; en me voyant, tous m’assuraient de leur estime:
Dès lors que Dieu m’a affaibli et humilié, ils n’ont plus envers moi la moindre retenue!
Car j’aurais commis là une faute honteuse, un crime digne d’être puni par les juges.
Eh bien, j’ai attendu ce que vous alliez dire, j’espérais entendre vos arguments de fond, un exposé fouillé.
Il entrave mes pas, il garde l’œil fixé sur tous mes faits et gestes.»
Mais il rend aux humains ce qu’ils ont mérité, il les traite chacun d’après ce qu’il a fait.
qui fait notre instruction grâce aux bêtes sauvages, et nous apprend la sagesse grâce aux oiseaux?»
S’ils veulent écouter et se soumettre à Dieu, ils finiront leur vie dans le plus grand bonheur.
Dieu charge aussi les nuages d’humidité et les envoie ici et là remplis d’éclairs.
Je lui ai déclaré: «Tu iras jusqu’ici, n’avance pas plus loin; oui, tes flots orgueilleux s’arrêteront ici!»
Te fieras-tu à lui, à son énorme force, pour lui abandonner ce que tu as à faire?
Répands sur les humains ta terrible colère; d’un seul regard, abaisse tous les orgueilleux.
De sa gueule, s’échappent des langues de flammes, des gerbes d’étincelles.
Alors tous les frères et sœurs de Job et tous ceux qui l’avaient connu autrefois vinrent lui rendre visite. Ils vinrent manger avec lui, ils lui manifestèrent leur sympathie et le réconfortèrent de tous les malheurs que le Seigneur lui avait envoyés. Enfin, chacun d’eux lui fit cadeau d’une pièce d’argent et d’un anneau d’or.
Le Seigneur dit à l’accusateur: «Eh bien, tu peux disposer de tout ce qu’il possède. Mais garde-toi de toucher à lui-même.» Alors l’accusateur se retira hors de la présence du Seigneur.
En le regardant de loin, ils le trouvèrent méconnaissable. Alors ils éclatèrent en sanglots; ils déchirèrent leur manteau et se répandirent de la poussière sur la tête.
Pourquoi ai-je trouvé deux genoux accueillants et deux seins maternels où je tétais la vie?
Un message m’est parvenu comme en secret, mon oreille a perçu un très léger murmure,
Il casse les projets des gens les plus malins, et les plans qu’ils ont faits se brisent dans leurs mains.
Suis-je une pierre, moi, pour résister à tout? Mon corps est-il de bronze?
Toi, pourquoi me fais-tu surveiller de si près: serais-je l’Océan ou le Monstre marin?
Il est encore en fleurs, on ne l’a pas coupé; le voilà desséché avant les autres herbes!»
Qui lui ferait lâcher ce qu’il a pris de force? Qui oserait lui demander: «Que fais-tu donc?»
Puis tu m’as accordé la grâce de la vie, et tu t’es occupé de me la conserver.
Mais un idiot sera enfin intelligent quand l’âne sauvage naîtra domestiqué!
La sagesse est le privilège du grand âge, et le discernement appartient aux vieillards»?
Vos arguments ne sont que de la poudre aux yeux, et vos raisonnements des murailles de boue.
Mais l’homme qui est mort ne se lèvera pas; pas de réveil pour lui, tant que dure le ciel, il ne sortira plus de son dernier sommeil.
Pourquoi réagis-tu avec tant de passion? A quoi bon ces clins d’œil dans notre direction,
Dieu est venu troubler la paix où je vivais, il m’a saisi la nuque, il m’a jeté à terre, et il a fait de moi la cible de ses flèches;
Si j’en crois mes amis, ma nuit serait le jour, et l’aube serait proche, alors que le soir tombe!
Lui qui était si fort, le voilà affamé, et la misère est installée à ses côtés.
Ses bandes de tueurs se rassemblent en masse, ils s’ouvrent un chemin pour venir jusqu’à moi et installent leur camp tout autour de ma tente.
Dans sa bouche, le mal est doux comme un bonbon, et il le fait glisser à l’abri de sa langue.
Tambourin et guitare accompagnent leurs chants; ils prennent du plaisir à écouter la flûte.
On sait très bien que Dieu est là-haut dans le ciel. Vois déjà la hauteur de la plus haute étoile!
Je n’ai pas refusé ce qu’il me commandait, j’ai gardé dans mon cœur tout ce qu’il m’ordonnait.
Dans la ville, les gens font entendre leurs plaintes; le râle des blessés est un appel à l’aide, et Dieu reste insensible à ces faits scandaleux!
La puissance de Dieu a vaincu l’océan et son intelligence le monstre Rahab.
Vous avez constaté, vous tous, ce qu’il en est. Alors pourquoi votre discours est-il si creux?
Mais la Sagesse, où peut-on bien la trouver? Où donc est la demeure de l’intelligence?
je sauvais le pauvre qui m’appelait à l’aide et l’orphelin que personne ne secourait.
Pour m’accuser, une foule de gens se lèvent, cherchant à me faire tomber d’un croche-pied. Ils lancent contre moi leur assaut pour me perdre.
Ma faute aurait été une sorte de feu, qui m’aurait consumé jusqu’à m’anéantir et qui aurait détruit tout ce que j’ai acquis.
Je vous ai écoutés avec grande attention, mais aucun d’entre vous n’a su critiquer Job ni fournir de réponse à ses affirmations.
Tu as tort sur ce point, Job, je dois te le dire; Dieu est beaucoup trop grand pour un simple être humain.
Il est bien évident que Dieu n’agit pas mal; le Dieu très-grand ne violera jamais le droit!
Contre les orgueilleux, contre les malfaisants, on appelle au secours, mais Dieu ne répond pas.
Mais s’ils n’écoutent pas, ils devront traverser le couloir de la mort, et ils expireront faute d’avoir compris.
C’est ainsi qu’il les fait circuler en tous sens, pour qu’ils accomplissent, selon ses intentions, tout ce qu’il leur a commandé dans l’univers.
Une fois dans ta vie, as-tu donné des ordres au jour pour qu’il se lève? Et as-tu désigné à l’aurore son poste,
Vas-tu compter sur lui pour ramener ton blé et rentrer ta récolte?
Oui, que ton seul regard les fasse plier tous! Les gens sans foi ni loi, écrase-les sur place.
On voit sortir de la vapeur de ses narines, comme d’une marmite ou d’un chaudron bouillant.
Le Seigneur combla Job de ses bénédictions, plus encore qu’il ne l’avait fait auparavant. C’est ainsi que Job eut quatorze mille moutons, six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses.
Un jour que les enfants de Job étaient occupés à manger et boire chez leur frère aîné,
Puis ils restèrent assis à terre avec Job pendant sept jours et sept nuits, sans rien lui dire, tant sa souffrance leur apparaissait grande.
Je serais aujourd’hui tranquille dans ma tombe; alors je dormirais et je serais en paix
quand en rêve, la nuit, les pensées sont confuses, quand l’engourdissement s’abat sur les humains.
C’est qu’il prend les sages au piège de leur ruse; leurs habiles conseils se trouvent dépassés.
Je n’ai plus en moi-même une seule ressource, je me trouve privé du plus petit secours.
Quand je me mets au lit en espérant trouver quelque soulagement ou quelque apaisement,
Telle est la destinée de ceux qui oublient Dieu; ainsi finit l’espoir de tous les infidèles.
Quand Dieu est en colère, il ne renonce pas. A ses pieds sont courbés les monstres de la mer, Rahab et ses complices.
Or tu as un secret, que tu veux me cacher. Mais je n’ignore pas le fond de ta pensée:
Toi cependant, tu dois tendre ton cœur vers Dieu et le prier en étendant les mains vers lui.
Mais c’est chez Dieu qu’on trouve sagesse et pouvoir, c’est lui qui a savoir-faire et discernement.
Taisez-vous devant moi! A mon tour de parler! Et peu importe alors ce qui m’arrivera!
Ah! si tu me cachais dans le monde des morts, m’y abritant jusqu’à la fin de ta colère! Si tu me fixais un délai, après lequel tu voudrais de nouveau te souvenir de moi!
quand tu tournes ta mauvaise humeur contre Dieu et te mets à répandre des flots de paroles?
elles volent autour de moi de toutes parts. Il transperce mes reins sans la moindre pitié; la bile de mon foie se répand sur la terre.
Que puis-je attendre encore? – Une place pour moi dans le monde des morts, un lit où me coucher dans son obscurité!
Elle dévorera les morceaux de sa peau et un fléau mortel consumera ses membres.
Mes plus proches parents, Dieu les a éloignés. Ceux qui me connaissaient font tout pour m’éviter.
Il l’y garde longtemps, il ne le lâche pas, prolongeant le plaisir d’en savourer le goût.
Après avoir passé leur vie dans le bonheur, ils descendent en paix dans le monde des morts.
Alors tu as conclu: «Que peut-il bien savoir? Dieu peut-il nous juger à travers les nuages?
Mais il n’a qu’une idée. Qui l’en fera changer? Ce qu’il a désiré, il l’a réalisé.
Les méchants sont de ceux qui n’aiment pas le jour, ils ne fréquentent pas les chemins qu’il éclaire, ils ne s’y tiennent pas.
Comme un vent, son haleine a balayé le ciel, sa main a transpercé le serpent tortueux.
Voici le sort que Dieu réserve aux criminels, la part que le Dieu très-grand destine aux tyrans:
Les humains ignorent à quel prix l’estimer, car elle est introuvable au pays des vivants.
Ceux qui mouraient me laissaient leur bénédiction, je remettais un peu de joie au cœur des veuves.
Ils m’ont coupé toute retraite, chacun travaille à mon malheur, aucun d’entre eux n’a besoin d’aide.
Lorsque mon serviteur ou lorsque ma servante avaient un sujet de plainte à me présenter, ai-je tenu pour rien le droit qui est le leur?
Surtout ne pensez pas: «Voici ce qui est sage: ce n’est pas nous mais Dieu qui le réfutera.»
Pourquoi donc entres-tu en procès avec lui? Il n’a pas à répondre de tout ce qu’il fait.
Quelqu’un d’autre lui aurait-il confié la terre? Son pouvoir sur le monde, il le tient de lui seul.
On crie, mais c’est en vain; c’est que le Dieu très-grand n’entend pas, il n’y accorde aucune attention.
Gens de mauvaise foi, ils en veulent à Dieu; ils ne l’appellent pas quand il les emprisonne.
Dieu réalise alors sa volonté sur terre, soit pour punir, soit pour montrer de la bonté.
pour lui faire saisir la terre par les bords afin d’en secouer les gens sans foi ni loi?
Les ailes de l’autruche ont un rythme joyeux; et quel gracieux duvet, quel plumage elle porte!
D’un même mouvement, fais-les rentrer sous terre, enferme-les chacun au cachot de la mort.
Son souffle est si brûlant qu’il rallume les braises par les flammes qu’il projette hors de sa gueule.
Il eut aussi sept fils et trois filles.
un messager arriva chez Job et lui dit: «Les bœufs étaient en train de labourer, et les ânesses se trouvaient au pré non loin de là,
avec les rois, avec les grands hommes d’État, ceux qui reconstruisaient les monuments en ruine,
Un frisson de terreur s’est emparé de moi, j’étais tremblant de tous mes membres.
Ils butent en plein jour contre l’obscurité, tâtonnant dans la nuit, alors qu’il est midi.
L’homme abattu a droit à un peu de bonté de la part d’un ami, même s’il ne reconnaît plus l’autorité du Dieu très-grand.
tu viens me terroriser par des cauchemars; ce que tu me fais voir me jette dans l’angoisse.
Leur si belle assurance a les ailes coupées, et leur sécurité n’est qu’un fil d’araignée.
Dans ces conditions, moi, puis-je lui répliquer? Quel argument choisir pour le lui opposer?
me prendre sur le fait dès que je suis en faute, et ne pas m’acquitter si je me mets en tort.
Si tes mains sont salies par le mal, nettoie-les, ne laisse pas chez toi de place à l’injustice.
On ne rebâtit pas ce que Dieu démolit, on ne libère pas celui qu’il emprisonne.
Me voilà prêt à tout, même à risquer ma vie.
– Mais l’homme qui est mort, peut-il reprendre vie? – Je saurais patienter, le temps de mon service, jusqu’au moment où l’on viendrait me relever.
Un humain, qu’est-il donc pour se prétendre pur et oser affirmer qu’il a le droit pour lui?
Comme un guerrier, il se précipite sur moi, me frappe et m’inflige blessure après blessure.
Je dis à mon tombeau: «C’est toi qui es mon père», et à la pourriture: «Ma mère et ma sœur!»
On viendra l’arracher de sa demeure sûre, pour le conduire au roi du monde de la mort.
Les gens de ma maison et mes amis intimes se tiennent à distance. Ils m’ont tous oublié,
Mais ce qu’il a mangé trouble sa digestion et devient en son ventre un venin de serpent.
Or ils disaient à Dieu: «Laisse-nous donc tranquilles, peu nous importe de savoir ce que tu veux.
Leur voile est trop épais, il ne distingue rien quand il parcourt le tour du ciel.»
Il accomplit pour moi ce qu’il a décidé, comme tant d’autres plans qu’il a mis en réserve.
Le meurtrier se lève à l’approche de l’aube, il assassine le pauvre, le malheureux, et il se fait voleur quand la nuit est venue.
Si ce n’est là qu’un petit bout de ses actions – et nous n’en percevons qu’un très léger écho – qui comprendra le tonnerre de ses hauts faits?
Si leurs fils grandissent, la guerre les tuera, leurs enfants n’auront pas assez de pain pour vivre;
Le grand Océan dit: «Elle n’est pas ici», et la Mer, à son tour: «Elle n’est pas chez moi.»
Le sens de la justice était mon vêtement, mon respect pour le droit un manteau, un turban.
Ils pénètrent chez moi par une large brèche et se glissent vers moi à travers les décombres.
Sinon que ferai-je quand Dieu interviendra, et que répondrai-je quand il enquêtera?
Les arguments de Job ne me concernent pas; quant aux vôtres, je n’en veux pas pour lui répondre.
Quand Dieu parle, il choisit tel moyen d’expression, ou tel autre, mais on n’y fait pas attention.
Si Dieu n’était préoccupé que de lui-même et reprenait pour lui le souffle de la vie,
Combien moins te répondra-t-il, quand tu déclares que tu ne le vois pas, que tu l’attends toujours, alors que ta cause lui a été soumise!
Les voilà morts au beau milieu de leur jeunesse, ils connaissent la fin des jeunes débauchés.
Job, tu devrais être attentif à tout cela. Debout, pour contempler les merveilles de Dieu!
La terre prend alors une teinte rosée comme l’argile où l’on appose les cachets, et toute la nature en paraît habillée.
Mais quand elle abandonne ses œufs sur la terre et les laisse incuber à même la poussière,
Alors je chanterai moi aussi tes louanges pour la victoire due à cette belle action!
Il y a dans son cou une telle puissance qu’en présence de lui on est saisi d’effroi.
Il nomma la première Yemima, la seconde Quessia et la troisième Quéren-Happouk.
quand des Sabéens se sont précipités sur eux et les ont enlevés, passant tes domestiques au fil de l’épée. J’ai été le seul à m’échapper pour t’en avertir.»
ou avec les princes, qui possédaient de l’or et des objets d’argent pour garnir leurs maisons.
Une sorte de souffle effleura mon visage et me donna sur tout le corps la chair de poule.
Mais Dieu sauve de leur gueule l’homme abattu, il arrache le pauvre à leurs puissantes griffes.
Mes amis m’ont déçu, comme un ruisseau sans eau, comme un des ces torrents dont le lit devient sec.
Ah, si tu m’étranglais, j’aimerais mieux cela! Je préfère mourir, plutôt qu’être réduit à l’état de squelette.
Quand ils s’appuient sur leur maison, elle vacille, et ils ont beau s’y cramponner, elle s’écroule.
Même si j’ai raison, je ne peux rien répondre, et je dois demander la grâce de mon juge!
Alors tant pis pour moi, si je me rends coupable! Même innocent, je dois rester la tête basse, et je suis soûl de honte, ivre de ma misère.
Alors tu seras sans tache, la tête haute, rien ne t’ébranlera, rien ne te fera peur.
Quand il retient la pluie, la sécheresse est là; mais s’il lâche les eaux, la terre est dévastée.
Que Dieu me tue, s’il veut, je n’espère plus rien; mais devant lui, je veux défendre ma conduite.
Alors, je répondrais quand tu m’appellerais, quand tu voudrais me voir, moi que tu as créé!
Si Dieu ne se fie pas à ses anges eux-mêmes, et si le ciel ne lui paraît pas assez pur,
Le vêtement de deuil ne quitte plus ma peau, et je garde le front plongé dans la poussière.
Où donc est mon espoir? Qui l’aperçoit encore?
Sa maison sera libre, on pourra l’occuper; sur sa propriété on répandra du soufre.
même les réfugiés que j’avais recueillis! Mes servantes me traitent comme un étranger; je ne suis plus pour elles qu’un indésirable.
Il doit vomir les biens qu’il avait pris aux autres, Dieu lui fait recracher ce qu’il a englouti.
Qu’est donc le Dieu très-grand, sommes-nous ses esclaves? A quoi nous servirait de le solliciter?»
Tiendrais-tu à rester sur les chemins battus qu’ont toujours parcouru les partisans du mal,
Voilà pourquoi je suis terrifié devant Dieu. Oui, plus je réfléchis et plus j’ai peur de lui.
Le mari infidèle guette aussi le soir en se disant: «Je passerai inaperçu». Alors il cache son visage sous un voile.
enfin la peste emportera les survivants, leurs veuves ne pourront même pas les pleurer.
On ne peut l’échanger contre un lingot d’or fin, on ne peut l’acquérir contre un bon poids d’argent.
Pour l’aveugle, j’étais les yeux qui lui manquaient, pour l’infirme, les pieds qui lui faisaient défaut.
Toutes sortes de terreurs me prennent pour cible, balayant ma dignité comme un coup de vent; mon bonheur a été un nuage qui passe.
Car c’est le même Dieu qui nous a tous formés, eux comme moi, dans le ventre de notre mère.
Vous êtes consternés, vous ne répliquez plus, vous ne savez que dire.
Il parle par un rêve, une vision nocturne, quand l’engourdissement s’abat sur les humains, quand ils sont endormis, allongés sur un lit.
tous les êtres vivants expireraient d’un coup, l’homme retournerait à l’état de poussière.
Mais puisqu’il ne manifeste pas sa colère, et puisqu’il ignore cette grande révolte,
Mais Dieu sauve le pauvre par la pauvreté, il se sert du malheur afin de l’avertir.
Sais-tu bien comment Dieu commande à ces merveilles, comment les nuages font jaillir les éclairs?
Mais les méchants se voient privés de leur lumière; le bras qui se levait pour frapper est brisé.
elle ne pense pas qu’on peut marcher dessus, que les bêtes des champs peuvent les écraser.
Regarde bien ce monstre qu’est l’hippopotame: je suis son créateur, comme je suis le tien. C’est un simple mangeur d’herbe, comme le bœuf.
Les replis de sa peau sont tellement massifs qu’on a beau appuyer, on ne fait rien bouger.
Dans tout le pays, on ne trouvait pas de femmes aussi belles que les filles de Job. Leur père leur réserva une part d’héritage au même titre qu’à leurs frères.
Le premier messager n’avait pas fini de parler qu’un autre arriva pour annoncer: «La foudre est tombée du ciel sur les troupeaux de moutons et sur tes domestiques, et elle a tout consumé. J’ai été le seul à pouvoir m’échapper pour t’en avertir.»
Ou bien tout simplement je n’existerais pas, comme l’enfant mort-né qui n’a pas vu le jour.
Quelqu’un se tenait là, que je discernais mal, une forme devant mes yeux. Un silence d’abord, puis j’entendis sa voix:
Il y a désormais un espoir pour les faibles, et il ferme la bouche à tous les malfaisants.
A la fin de l’hiver, ils charrient des eaux troubles, quand la glace et la neige se mettent à fondre.
Je n’en peux plus, je ne durerai pas toujours. Ma vie tient à un rien, laisse-moi donc tranquille.
Ils sont comme un arbre plein de sève au soleil, qui étend ses rameaux au-dessus du jardin.
Même si je l’appelle et même s’il répond, je ne peux être sûr qu’il voudra m’écouter.
Mais dès que je lève la tête, te voilà qui reprends la chasse contre moi, tel un fauve, m’écrasant à nouveau de ta toute-puissance!
Et tu ne garderas pas plus de souvenirs de tes malheurs présents que de l’eau écoulée.
Il possède la force, il a l’habileté. C’est à lui qu’appartiennent et celui qui s’égare et celui qui égare.
Et si j’y réussis, ce sera ma victoire, car Dieu n’admet personne de mauvaise foi.
Tandis que maintenant tu comptes tous mes pas, tu cesserais de surveiller mes manquements,
qu’en sera-t-il alors de l’homme méprisable, cet être corrompu, qui commet l’injustice aussi facilement qu’il boit un verre d’eau?
A force de pleurer, j’ai les yeux tout rougis et cernés par une ombre.
Il descend avec moi dans le monde des morts, nous tombons tous les deux jusque dans la poussière.
Il sera l’arbre mort, du bas jusqu’à la cime, racines desséchées et feuillage flétri.
Mon serviteur ne répond plus quand je l’appelle, même si j’insiste jusqu’à le supplier.
Ce qu’il suçait n’était qu’un venin de serpent, aussi mortel qu’une morsure de vipère.
Et pourtant leur bonheur ne dépendait pas d’eux! Que je reste étranger à ce comportement des gens sans foi ni loi!
eux qui sont balayés avant le temps normal, comme un mur emporté par une inondation?
Car c’est bien Dieu qui affaiblit tout mon courage, c’est lui, le Dieu très-grand, qui vient me terrifier.
C’est dans la nuit que le voleur perce les murs; pendant le jour, il se tient enfermé chez lui, la lumière est pour lui une chose étrangère.
S’ils amassent l’argent comme de la poussière et des tas de vêtements comme de la boue…,
Elle est incomparable face à l’or d’Ofir, à la précieuse cornaline ou au saphir.
Pour les malheureux, j’étais devenu un père, je donnais tous mes soins au cas de l’étranger.
Enfermé maintenant dans ce temps de misère, il ne me reste plus qu’à exprimer ma plainte.
Ai-je jamais dit non aux demandes des faibles, et laissé les yeux de la veuve attendre en vain?
J’ai attendu. Mais puisque vous ne parlez plus et que vous restez là, impuissants à répondre,
Il leur apporte alors une révélation et il les avertit définitivement:
Si tu comprends les choses, Job, écoute donc et fais bien attention à ce que je vais dire:
c’est que tout le discours de Job n’est que fumée; il multiplie les mots sans savoir ce qu’il dit.
Autrefois, Dieu t’avait épargné la détresse, t’accordant à la place une très large aisance. Ta table était garnie de morceaux délicieux.
Sais-tu aussi comment ils planent dans les airs? Pour ce miracle il faut un savoir sans défaut.
T’es-tu déjà rendu aux sources de la mer et as-tu exploré le fond de l’océan?
Pour ses petits, elle est une mère très dure, à croire qu’ils sont tous des étrangers pour elle: avoir peiné pour rien la laisse indifférente.
Mais regarde la force qu’il a dans sa croupe, admire la vigueur des muscles de son ventre!
Son poitrail est si dur qu’on dirait de la pierre, dur comme la meule inférieure d’un moulin.
Après cela, Job vécut encore cent quarante ans, et il put voir ses enfants, ses petits-enfants, tous ses descendants jusqu’à la quatrième génération.
Il n’avait pas fini de parler qu’un autre arriva pour annoncer: «Des Chaldéens ont formé trois bandes, qui se sont jetées sur les chameaux et les ont enlevés, passant tes domestiques au fil de l’épée. J’ai été le seul à pouvoir m’échapper pour t’en avertir.»
Dans la tombe, les méchants ne s’agitent plus, et les gens épuisés se reposent enfin.
«Face à son Dieu, son Créateur, disait la voix, l’homme peut-il se dire irréprochable et pur?
Voici un homme heureux: celui que Dieu corrige! Toi, Job, n’aie donc aucun mépris pour les leçons du Dieu très-grand.
Mais dès la saison chaude, les voilà taris; au retour de l’été, ils s’assèchent sur place.
Pourquoi donner tant d’importance à un humain? Oui, pourquoi le prends-tu tellement au sérieux,
Il plonge ses racines jusque dans la pierre et s’en va explorer l’intérieur du rocher.
Il m’écrase pour un motif insignifiant, il m’inflige pour rien blessure après blessure,
Tu lances contre moi un assaut après l’autre, tu laisses ta fureur redoubler envers moi, et tu jettes sur moi des troupes toujours fraîches.
La vie te deviendra plus radieuse encore que le jour à midi; l’obscurité se changera en clair matin.
Il fait marcher pieds nus les grands hommes d’État, et il fait perdre la raison aux dirigeants.
Écoutez sérieusement ce que j’ai à dire, ouvrez vos oreilles à mes explications.
dans un sac bien fermé tu cacherais mes fautes, tu couvrirais mes torts d’une couche de plâtre.
Écoute-moi, j’ai quelque chose à t’expliquer; je veux te raconter ce que j’ai découvert,
Pourtant, mes mains n’ont pas trempé dans la violence et ma prière n’a pas cessé d’être pure.
Au pays, on perdra tout souvenir de lui, son nom ne sera plus prononcé dans la rue.
Ma femme ne peut plus supporter mon haleine, et mes propres enfants n’ont que dégoût pour moi.
Qu’il ne s’attende pas à voir couler pour lui des flots de miel, des fleuves, des torrents de crème!
Est-ce qu’on voit souvent la lampe de leur vie s’éteindre tout à coup, la ruine les atteindre, ou Dieu les condamner à subir sa colère?
Ces gens disaient de Dieu: «Qu’il nous laisse tranquilles! Il est le Dieu très-grand, mais que peut-il nous faire?»
Pourtant malgré la nuit, je ne me suis pas tu; malgré l’obscurité qu’il fait tomber sur moi!
Pour eux tous, le matin est un sombre moment, tant ils sont familiers des horreurs de la nuit.
c’est un fidèle qui mettra les vêtements, c’est un homme honnête qui touchera l’argent.
Ni le verre ni l’or n’atteignent sa valeur, on ne peut l’obtenir contre un vase d’or fin,
Mais je cassais les dents à tous les criminels, arrachant de leurs crocs la proie qu’ils détenaient.
La nuit, les douleurs me transpercent jusqu’à l’os, elles me rongent sans m’accorder de repos.
Ai-je mangé tout seul un morceau de mon pain sans laisser l’orphelin en avoir une part?
eh bien, c’est à mon tour de prendre la parole! je voudrais exposer, moi aussi, mon savoir.
il veut les détourner de leurs agissements, il veut leur éviter de tomber dans l’orgueil.
Dieu pourrait-il vraiment exercer son pouvoir s’il détestait le droit? Oses-tu donner tort au seul souverain juste?
Pourtant tu as subi une condamnation, et la sentence qui te frappe est sans appel.
Tu te sens trop couvert, tu as déjà trop chaud, dès que le vent du sud accable le pays.
Les portes de la Mort t’ont-elles été montrées, as-tu vu cette entrée du royaume des ombres?
C’est que je ne l’ai pas dotée de la sagesse, et elle n’a pas eu sa part d’intelligence.
Sa queue est puissante, comme le tronc d’un cèdre; ses cuisses sont nouées par des tendons puissants.
Même les chefs sont pris de peur dès qu’il se dresse; dans leur affolement, ils perdent leurs moyens.
Rassasié de la vie, il mourut à un âge avancé.
Il n’avait pas fini de parler qu’un autre arriva pour annoncer: «Tes enfants étaient occupés à manger et boire chez leur frère aîné,
Les prisonniers ont trouvé eux aussi la paix, ils ont cessé d’entendre les cris du gardien,
Si Dieu ne se fie pas à ses anges eux-mêmes, s’il trouve à critiquer ses propres serviteurs,
Dieu peut faire souffrir, mais il répare aussi; s’il fait une blessure, il la soigne lui-même.
Les caravanes se détournent de leur route, elles s’avancent au désert, et puis s’égarent.
et viens-tu l’inspecter matin après matin? Pourquoi à chaque instant le mets-tu à l’épreuve?
Mais s’il est arraché du lieu où il était, celui-ci prétendra qu’il ne l’a jamais vu.
il ne me permet pas de reprendre mon souffle, mais jusqu’à la nausée me gave d’amertume.
Pourquoi m’as-tu tiré du ventre de ma mère? J’aurais pu y mourir à l’abri des regards,
Tu reprendras espoir, tu reprendras confiance: voyant que tout va bien, tu dormiras tranquille.
Il dénoue de même le grand cordon des rois et leur noue sur les reins la corde des captifs.
Eh bien, je me prépare à aller en justice, et j’ai la conviction que je suis dans mon droit.
Cependant les montagnes tombent en morceaux, et les rochers finissent par changer de place.
l’enseignement complet de ceux qui sont les sages, la tradition qu’ils ont reçue de leurs ancêtres.
Terre, je perds mon sang, ne le recouvre pas; que ma protestation soit partout entendue!
De la lumière, on l’expulsera dans la nuit, et on le chassera de la terre habitée.
Me voilà méprisé par de simples gamins: si je prends la parole, ils médisent de moi.
Il rendra tous ses gains avant d’en profiter et sans pouvoir jouir de ses gros bénéfices!
Qu’ils soient comme la paille emportée par le vent, comme la poussière qu’un tourbillon soulève!
Or c’est lui qui avait enrichi leurs familles! Que je reste étranger à ce comportement des gens sans foi ni loi!
Mais vous, vous affirmez: «Les méchants sont vite emportés au fil de l’eau, leur domaine devient une terre maudite, et ils ne prennent plus la direction des vignes.
La maison que ces gens ont bâtie est fragile, une hutte branlante de gardien de vigne.
ne parlons même pas du corail, du cristal … La Sagesse vaut mieux qu’aller pêcher les perles!
Je me disais alors: «Je mourrai dans mon nid comme l’oiseau Phénix, et revivrai longtemps.
Dieu a saisi brutalement mon vêtement, il me serre le cou comme un col trop étroit,
Depuis ma jeunesse, j’ai été au contraire comme le père auprès duquel il grandissait, et j’ai toujours été un guide pour la veuve.
Je suis par trop rempli de ce que j’ai à dire; l’esprit au fond de moi me presse de parler.
C’est ainsi qu’il préserve leur vie de la tombe, qu’il les fait échapper au couloir de la mort.
Lui seul peut dire au roi: «Espèce de vaurien!» et aux princes: «Vous n’êtes que des criminels.»
Que la fureur ne te pousse pas aux excès! Et ne te laisse pas séduire par l’idée qu’à force de cadeaux tu achèterais Dieu.
Étais-tu avec Dieu pour étirer le ciel aussi dur qu’un miroir coulé dans le métal?
T’es-tu fait une idée des dimensions du monde? Renseigne-moi, si tu connais toutes ces choses.
Mais dès qu’elle se dresse et s’élance en avant, pour elle c’est un jeu de laisser à distance cheval et cavalier.
Ses os sont aussi forts que des tubes de bronze, ses côtes font penser à des barres de fer.
C’est que les coups d’épée n’ont pas prise sur lui, pas plus que la sagaie, ou la lance, ou les flèches.
quand un ouragan survenant du désert a heurté violemment les quatre coins de la maison; la maison s’est effondrée et les jeunes gens sont morts. J’ai été le seul à m’échapper pour t’en avertir.»
et l’esclave est ici délivré de son maître. Grands ou petits, il n’y a plus de différence.
à plus forte raison ne peut-il se fier à ces pauvres humains, créatures d’argile, dont le corps est poussière, et qu’on peut écraser plus vite qu’une mite!
Plus d’une fois, il te sauvera de l’angoisse, et à la fin, le mal ne pourra plus t’atteindre.
Caravaniers de Téma, convois de Saba cherchent l’eau du regard, ils sont remplis d’espoir.
Quand donc cesseras-tu de t’occuper de moi? Quand me laisseras-tu avaler ma salive?
Tel est, vois-tu, l’heureux destin de ces gens-là! Et à leur place, une autre plante germera.
Faut-il nous affronter? Il est trop fort pour moi! Faut-il aller en jugement? Mais voudra-t-il me convoquer au tribunal?
et je serais allé tout droit jusqu’à la tombe, comme si je n’avais jamais eu d’existence.
Personne ne viendra déranger ton repos, tout le monde au contraire voudra te flatter.
Il fait marcher pieds nus les prêtres, eux aussi, et renverse d’un coup les pouvoirs établis.
Dès lors, qui osera contester mon bon droit? Je suis prêt, si j’ai tort, à me taire et mourir.
Les eaux arrivent à user même les pierres, et l’averse emporte la poussière du sol. Toi aussi tu ruines l’espérance de l’homme.
Dieu leur avait donné le pays à eux seuls, et aucun étranger n’était passé chez eux:
Car j’ai dès maintenant un témoin dans le ciel, oui, j’ai quelqu’un là-haut qui témoigne pour moi.
Aucun enfant n’assurera sa descendance, aucun ne survivra, de toute sa maison.
Je fais horreur à mes amis les plus intimes, et tous ceux que j’aimais se tournent contre moi.
Car il a maltraité et délaissé les faibles, il a pris leur maison au lieu d’en bâtir une.
On dit que Dieu réserverait la punition aux fils de ces gens-là. S’il les faisait plutôt payer directement, cela leur apprendrait!
Les fidèles seront heureux de voir leur ruine, les innocents n’auront pour eux que moqueries:
Comme neige au soleil, ainsi disparaissent vers le monde des morts tous ceux qui ont péché.
Ils se couchent riches, ils ne vont pas mourir; quand ils ouvrent les yeux, il ne reste plus rien.
La topaze éthiopienne est loin de la valoir. Face à l’or le plus pur, elle est incomparable.
Je suis comme un arbre qui a le pied dans l’eau; la rosée de la nuit rafraîchit mes rameaux.
me jette dans la boue; on dirait que je suis de poussière et de cendre.
Ai-je vu un pauvre privé de vêtements, un malheureux qui n’avait rien pour se couvrir,
Cela fermente en moi comme un vin sous pression déchirant les outres neuves où on l’a mis.
Mais Dieu corrige aussi l’homme par la souffrance qui le jette sur un lit: la fièvre fait trembler ses membres sans arrêt;
Il n’a pas pour les chefs d’égards particuliers, il ne fait pas passer le riche avant le pauvre, car il les a créés aussi bien l’un que l’autre.
Ni tes biens ni ton or ne sauraient y suffire, ni tes plus grands efforts.
Fais-moi savoir ce que nous pourrions dire à Dieu. – Rien de bien cohérent! Nous sommes dans le noir.
Sais-tu de quel côté habite la lumière, à quelle adresse on peut trouver l’obscurité?
Est-ce toi qui donnes au cheval sa vigueur? et qui as habillé son cou d’une crinière?
De tout ce que j’ai fait, c’est bien lui mon chef-d’œuvre! Moi seul, son créateur, je le tiens en respect.
Le fer n’a pas sur lui plus d’effet que la paille, et le bronze pas plus que du bois vermoulu.
Alors Job se leva, il déchira son manteau, se rasa la tête et se jeta à terre, le front dans la poussière;
Pourquoi Dieu fait-il voir le jour aux malheureux, à ceux qui doivent vivre une existence amère?
En moins d’une journée ils sont réduits en poudre, disparus pour toujours sans qu’on y ait pris garde.
En temps de famine, il t’évitera la mort; au plus fort du combat, il sauvera ta vie.
Mais ils regrettent bien d’avoir cru au ruisseau: quand ils y arrivent, leur espoir est déçu.
Si je me suis rendu coupable à ton égard, que t’ai-je fait, dis-moi, inspecteur des humains? Pourquoi fais-tu de moi une cible pour toi? Serais-je devenu une charge pour toi?
Dieu ne rejette pas un homme irréprochable, et il ne prête pas main-forte aux malfaiteurs.
Même si j’ai raison, ce que je pourrais dire me donnerait tort, et me condamnerait malgré mon innocence.
Je n’ai plus maintenant que peu de temps à vivre. Cesse donc tes attaques, laisse-moi enfin jouir tranquillement de ce peu qui me reste.
Mais les méchants s’usent les yeux à chercher du secours, ils n’ont aucune issue, et leur dernier espoir est d’expirer enfin.
Il ôte la parole aux meilleurs orateurs et prive les vieillards de leur discernement.
Mon Dieu, épargne-moi deux choses seulement, et je pourrai enfin me présenter à toi:
Tu le jettes par terre, il s’en va pour toujours; la mort le défigure, et tu le chasses loin.
«Le méchant est plongé tous les jours dans l’angoisse, et le temps du tyran est strictement compté.
Tandis que mes amis me traitent sans respect, je regarde vers Dieu, les yeux remplis de larmes.
A l’ouest comme à l’est on apprendra son sort, les gens seront saisis d’effroi et de frissons:
Je n’ai plus aujourd’hui que la peau sur les os, et je sors du désastre en ayant tout perdu.
Puisque son appétit était infatigable, il ne pourra sauver aucun de ses trésors.
Il faut que les méchants voient eux-mêmes leur ruine et qu’ils goûtent à la fureur du Dieu très-grand.
«Eh bien, voilà nos ennemis anéantis! Le feu a dévoré tout ce qu’ils ont laissé.»
Celle qui les a mis au monde les oublie, ils sont un mets de choix pour les vers des cadavres; on cesse tout à fait de parler de ces gens. Voilà le mal brisé comme un morceau de bois.
La terreur les surprend comme l’eau qui déborde, un tourbillon les emporte pendant la nuit.
Mais la Sagesse, d’où peut-elle provenir? Où donc est la demeure de l’intelligence?
Je pourrai retrouver un prestige tout neuf et ma force d’agir comme un arc bien tendu.»
Mon Dieu, je t’appelle, mais tu ne réponds pas; je me tiens devant toi, mais ton regard me perce.
sans qu’ils me remercient d’avoir mis sur leur dos un tissu chaud de la laine de mes moutons?
Qu’on me laisse parler, je serai soulagé, je pourrai m’exprimer et donner ma réponse.
le voilà dégoûté de toute nourriture, sans aucun appétit pour son plat favori.
Soudain la mort est là, au milieu de la nuit: le peuple est en révolte et les maîtres périssent; on élimine le tyran sans grand effort.
Ne compte pas non plus sur la nuit qui verra les peuples disparaître.
Devra-t-on l’avertir quand je fais un discours? Ou va-t-on l’informer que quelqu’un a parlé?
Tu irais les chercher jusque dans leur domaine, si tu comprends vraiment comment on va chez elles.
ou qui le fais bondir comme une sauterelle? Son fier hennissement provoque la terreur.
Les hauteurs lui fournissent sa part de fourrage sur les lieux où s’ébattent les bêtes sauvages.
On ne peut pas le mettre en fuite à coups de flèches, et les pierres qu’on tire à la fronde sur lui font l’effet d’une paille.
il déclara: «Je suis sorti tout nu du ventre de ma mère, je retournerai nu au ventre de la terre. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Il faut continuer de remercier le Seigneur.»
Ils attendent la mort, mais elle ne vient pas; ils la cherchent plus passionnément qu’un trésor.
Le fil qui les tenait a été arraché, et les voilà tous morts ignorant la sagesse.»
Tu seras à l’abri de la langue agressive, tu n’auras rien à craindre au moment du désastre.
Or voilà ce que vous êtes pour votre ami! En voyant le désastre, vous avez pris peur.
Pourquoi refuses-tu de supporter ma faute, de pardonner mes torts? Me voilà maintenant couché dans la poussière; quand tu me chercheras, je ne serai plus là.
Il finira par remplir ta bouche de rires et par mettre sur tes lèvres des cris de joie.
Suis-je innocent? Je ne me connais pas moi-même. Je suis dégoûté de la vie.
Bientôt je partirai, sans espoir de retour, au pays recouvert de l’ombre la plus sombre,
Il répand le mépris sur les gens haut placés et laisse les tyrans tout à coup sans défense.
D’abord, délivre-moi de ta main qui m’accable, ne laisse plus peser l’épouvante sur moi.
Si on couvre ses fils d’honneurs, il n’en sait rien; si on les humilie, il ne s’en rend pas compte.
Des voix effrayantes hurlent à ses oreilles. En pleine paix le Destructeur marche vers lui.
Ah! que mon témoin arbitre entre Dieu et moi, comme on le fait sur terre entre un homme et un autre!
«Ainsi donc, diront-ils, voilà tout ce qui reste de cet individu et de sa maisonnée. C’était ici un lieu où l’on ignorait Dieu.»
Pitié pour moi, pitié pour moi, vous mes amis, car c’est la main de Dieu qui m’a porté ces coups!
Personne n’échappait à sa voracité, c’est pourquoi son bonheur n’aura pas de durée.
Une fois en effet que leur vie est tranchée, le sort de leurs enfants ne les concerne plus.
Réconcilie-toi avec Dieu, tout ira mieux, c’est ainsi que le bonheur te sera rendu.
Ces gens ont maltraité la femme qui ne pouvait avoir d’enfants, ou bien n’ont pas montré de bonté à la veuve.
Le vent d’est les soulève et il s’en va plus loin, il les arrache avec violence à leur demeure.
Elle reste cachée au regard des vivants, invisible à l’oiseau qui vole dans le ciel.
En ce temps-là, on m’écoutait, on attendait, on se taisait pour que je donne mon avis.
Te voilà devenu cruel à mon égard, tu mets toute ta force à t’acharner sur moi.
Si j’ai menacé l’orphelin au tribunal, en sachant que j’aurais l’appui de tous les juges,
Bien sûr je ne prendrai le parti de personne, et je ne flatterai aucun de vous non plus.
Il est si amaigri qu’on ne voit plus ses chairs et il devient bientôt un squelette vivant.
Dieu surveille en effet la conduite des hommes et remarque toutes les démarches qu’ils font.
Garde-toi plutôt de te tourner vers le mal, puisque c’est pour cela que tu es dans la peine.
Voilà que tout à coup on n’y voit plus très clair: le soleil est caché derrière les nuages. Alors le vent se lève et il nettoie le ciel.
Tu dois bien le savoir, toi qui as vu le jour il y a si longtemps!
Il frappe du sabot le sol de la vallée; tout joyeux de sa force, il s’élance au-devant du front de la bataille.
Mais il va se coucher à l’abri des lotus, il se cache parmi les roseaux des marais.
La massue n’est pour lui qu’un simple bout de paille, il est indifférent aux sifflements du sabre.
Dans tous ces malheurs Job ne commit ainsi aucune faute; il ne dit rien d’inconvenant contre Dieu.
Ils seraient si heureux et tellement ravis de trouver un tombeau!
Le désastre, la faim, tu t’en moqueras bien, et tu seras sans peur face aux bêtes sauvages.
Vous ai-je demandé de me faire un cadeau, de prélever pour moi une part de vos biens,
Mais ceux qui t’en veulent seront couverts de honte; les gens sans foi ni loi auront quitté la place.
Tout est pareil, c’est pourquoi je le dis: Dieu supprime aussi bien innocent ou coupable.
au pays où la nuit règne sur le désordre, où l’aurore elle-même est d’un noir absolu.
Il ôte aux profondeurs leur manteau de ténèbres et fait sortir au jour ce qui était dans l’ombre.
Prends la parole ensuite, et je te répondrai, ou bien je parlerai, et tu répliqueras.
Il est seul à souffrir de sa propre douleur, il est seul à gémir de son propre malheur.
Il ne croit plus pouvoir échapper à la nuit, et il se sent guetté par une mort violente,
Oui, qu’il intervienne, car mes jours sont comptés, je pars sur un chemin d’où l’on ne revient pas.
Pourquoi vous joindre à lui et me persécuter? N’avez-vous pas assez de me martyriser?
Dans la surabondance, il est saisi d’angoisse, la main de tous les miséreux s’abat sur lui.
Va-t-on apprendre à Dieu à connaître ces choses, alors qu’il est le juge des anges eux-mêmes?
Reçois l’enseignement qu’il te donne lui-même, prends à cœur ses paroles.
Mais Dieu a la force d’expulser les tyrans. Il surgit et ceux-ci ne sont plus sûrs de vivre.
Sans avoir pitié d’eux, Dieu les prend comme cibles, si bien qu’ils doivent fuir pour éviter les coups.
La Mort et le Royaume de la mort déclarent: «Oui, c’est vrai, nous avons entendu parler d’elle.»
Quand j’avais terminé, on ne discutait pas, sur les gens mes propos s’écoulaient goutte à goutte.
Tu m’emportes au grand galop avec le vent, et la tempête me secoue dans tous les sens.
que mon épaule alors s’arrache de mon dos, et que mon bras se casse à la hauteur du coude!
Je ne sais pas flatter, et si je le faisais, mon Créateur m’enlèverait sans plus tarder.
Il n’est pas loin d’avoir mis un pied dans la tombe, sa vie est au pouvoir des agents de la mort.
Il n’y a pas d’obscurité assez profonde pour l’empêcher d’apercevoir les malfaiteurs.
Oui, Dieu est souverain, tant il a de puissance. Qui peut lui être comparé, pour enseigner?
La lumière dorée arrive par le nord, autour de Dieu rayonne un éclat redoutable.
Es-tu allé déjà jusqu’aux dépôts de neige, ou encore as-tu vu les provisions de grêle?
Il méprise la peur, il ne s’effraie de rien, et ce n’est pas l’épée qui le fait reculer.
Il trouve une retraite à l’ombre des lotus, autour des peupliers qui bordent la rivière.
Son ventre est hérissé de tranchants et de pointes, il laisse sur la boue les traces d’une herse.
Voici donc un homme qui ne sait où il va, que Dieu a enfermé comme derrière un mur.
Tu seras garanti des dégâts dans tes champs: des pierres qu’on y jette, ou des bêtes qui passent.
afin de m’arracher aux mains d’un ennemi et de me délivrer du pouvoir d’un tyran?
Quand une catastrophe arrive tout à coup et tue des innocents, Dieu n’a que moqueries pour toutes leurs détresses!
Il fait grandir des peuples, puis cause leur ruine; il les laisse s’étendre, et les emmène ailleurs.
Combien de torts m’attribues-tu, combien de fautes? Fais-moi savoir en quoi je t’ai désobéi.
destiné à finir sous le bec des vautours; il n’en peut plus douter: sa ruine est imminente.
Ah! combien je voudrais que ma protestation soit mise par écrit, inscrite dans un livre!
Quand il est occupé à se remplir le ventre, Dieu lâche contre lui son ardente colère; elle pleuvra sur lui en guise de repas.
Certains ne sont pris par la mort qu’en plein bonheur, ils vivent sans soucis, parfaitement tranquilles.
Reviens au Dieu très-grand, il te rétablira; éloigne de chez toi tout ce qui est injuste.
Il les laisse assurés de leur sécurité, mais il garde les yeux fixés sur leur conduite.
On applaudit en les voyant dans cet état, du lieu où ils étaient, on siffle de plaisir.
Mais Dieu a remarqué par où elle venait; lui seul a su le lieu où l’on peut la trouver,
Et les gens m’attendaient, comme on attend la pluie, comme on aspire à voir l’averse de printemps.
Je le sais bien, tu me ramènes chez la mort, ce lieu de rendez-vous fixé à tout vivant.
Car je redoute trop la punition de Dieu, je ne pourrais tenir devant sa majesté.
Mais il suffit d’un ange aux côtés de cet homme, un seul de ces mille intermédiaires de Dieu, pour lui faire savoir quel est le droit chemin.
Dieu n’a aucun besoin d’une enquête spéciale pour les mener à comparaître au tribunal.
Qui donc lui a jamais imposé sa conduite? Qui a osé lui dire: «Tu as mal agi»?
Il est le Dieu très-grand, hors d’atteinte pour nous; il est grand par la force et grand par la justice, parfaitement loyal. Il n’a pas à répondre.
Je les ai réservés pour les temps de désastre, pour les jours de combat, pour le temps de la guerre.
Quand il entend sur lui le carquois cliqueter, quand la lance et le sabre jettent des éclairs,
Si le courant est fort, il ne s’en trouble pas; même si le torrent jaillit jusqu’à sa gueule, il garde tout son calme.
Dès qu’il plonge dans l’eau, il la fait bouillonner, il transforme le lac en un brûle-parfums.
Comme pain à manger, je n’ai que des soupirs, et mes cris de douleur jaillissent comme l’eau.
Tu connaîtras la paix dans toute ta maison; quand tu l’inspecteras, il n’y manquera rien.
Instruisez-moi plutôt, je suis prêt à me taire; expliquez-moi en quoi j’ai commis une erreur.
Quand un pays tombe au pouvoir d’un criminel, Dieu oblige les juges à fermer les yeux! Car si ce n’est pas lui, qui donc?
Il ôte la raison aux maîtres du pays, et les laisse à errer dans un désert sans routes,
Pourquoi détournes-tu ton visage de moi, et me traites-tu comme un de tes ennemis?
Le sombre jour qui vient le remplit d’épouvante, l’angoisse et le tourment se jettent contre lui, comme l’armée d’un roi qui se lance à l’assaut.»
Qu’on puisse la graver à la pointe de fer, qu’on la noircisse au plomb, qu’elle reste toujours marquée dans le rocher!
Il esquive les coups de quelque arme de fer, mais le voilà percé d’une pointe de bronze.
Ils portent l’embonpoint des gens trop bien nourris, ils sont encore tout pleins de vitalité.
Jette ton or à terre ou laisse-le parmi les pierres du torrent,
Ces gens se redressent un peu, et puis plus rien; ils courbent la tête, comme une fleur qui meurt, ils se fanent comme un épi qu’on a coupé.»
quand son regard allait jusqu’au bout de la terre, et qu’il inspectait tout ce qui est sous le ciel.
Quand je leur souriais, ils n’osaient pas y croire, guettant sur mon visage un signe bienveillant.
Mais quand tout est ruiné, ne tend-on pas la main? Dans la détresse, n’appelle-t-on pas à l’aide?
Est-ce que j’ai placé ma confiance dans l’or? Ou lui ai-je dit: «Tu es ma sécurité»?
L’ange a pitié de lui, et il demande à Dieu: «Ne le laisse donc pas descendre dans la tombe, j’ai trouvé le moyen de le faire acquitter.»
Sans ouvrir une enquête, il brise les puissants et installe bientôt quelqu’un d’autre à leur place.
N’oublie donc pas de célébrer ce qu’il a fait, ce que tous les humains glorifient par leurs chants,
C’est pourquoi les humains doivent le respecter; mais il n’a pas un seul regard pour ceux qui se prétendent sages.
Sais-tu par quel chemin nous parvient la lumière, et par où le vent d’est se répand sur la terre?
tout vibrant d’impatience, il dévore l’espace. Quand la trompette sonne, il ne se retient plus.
Tant qu’il ouvre les yeux, qui peut le capturer? Va-t-on le retenir en lui perçant le nez?
Derrière lui, reste un sillage lumineux, chevelure d’argent flottant sur l’eau profonde.
Si j’éprouve une crainte, elle se réalise; ce que je redoutais, c’est cela qui m’arrive!
Tu verras encore ta famille augmenter, tes descendants pousser comme l’herbe des champs,
Des arguments honnêtes ne blessent personne, mais sur quoi portent les critiques que vous faites?
Et mes jours ont passé plus vite qu’un coureur, ils se sont tous enfuis sans voir aucun bonheur,
avancer à tâtons dans la nuit sans lumière; il les fait tituber comme s’ils étaient ivres.
Qui donc pourchasses-tu? – Une feuille qui vole! Qui poursuis-tu sans fin? – Un brin de paille sèche!
Il a levé le poing, en effet, contre Dieu, il a bravé Celui qui est le Dieu très-grand.
Je sais bien, moi, que j’ai un défenseur vivant, et qu’il se dressera enfin sur cette terre.
Il arrache la flèche qui sort de son dos, il retire l’arme qui traverse son foie; la terreur de la mort tombe aussitôt sur lui.
Mais d’autres n’ont connu qu’une existence amère et n’ont jamais goûté un instant de bonheur.
et c’est le Dieu très-grand qui te tiendra lieu d’or, de quantité d’argent.
Il en est bien ainsi! Qui oserait alors me traiter de menteur et réduire à néant ce que j’ai affirmé?
Quand il attribuait un certain poids au vent et quand il mesurait le volume des eaux,
Je siégeais à leur tête et leur montrais la route, vivant avec eux comme un roi parmi ses troupes, comme quelqu’un qui console les affligés.
N’ai-je pas pleuré sur ceux que la vie malmène? Le sort des malheureux m’a toujours tourmenté!
Je n’ai pas mis ma joie dans ma grande fortune, dans les nombreux objets que j’ai pu acquérir.
L’homme retrouve alors sa fraîcheur enfantine; le voilà revenu au temps de sa jeunesse.
C’est qu’il n’ignore rien de leurs agissements, il les renverse et les écrase en une nuit.
ce que tous peuvent voir et contempler de loin.
Qui a tracé au ciel un passage à la pluie? Qui a ouvert la route au nuage qui tonne?
Il répond au signal par un hennissement. Il reconnaît de loin l’odeur de la bataille, le hurlement des officiers, le cri de guerre.
Vas-tu pêcher le grand dragon à l’hameçon, vas-tu le prendre par la langue avec ta ligne?
Sur la terre, il n’a pas son pareil, il est fait insensible à la peur.
Je ne connais plus ni tranquillité, ni paix, ni repos, mais je suis assailli de tourments.
et tu pourras mourir quand ta vie sera pleine, quand le grand tas de gerbes sera au complet.
Songez-vous donc à critiquer de simples mots? Ce sont des mots en l’air, d’un homme sans espoir.
glissant rapidement comme un bateau de joncs, comme un aigle qui fonce du ciel sur sa proie.
Tu écris contre moi un rapport bien sévère, tu me fais supporter mes fautes de jeunesse.
Tête baissée, il part à l’assaut contre Dieu, protégé par l’épaisseur de son bouclier.
Quand on aura fini de m’arracher la peau, eh bien, même écorché, je contemplerai Dieu!
Son destin est caché; c’est une nuit totale. Un feu surnaturel viendra le dévorer, et il consumera ce qui reste chez lui!
Les uns et les autres sont couchés dans la terre, et recouverts bientôt d’une couche de vers.
Alors tu te plairas auprès du Dieu très-grand, tu lèveras vers lui un visage confiant.
quand il marquait une limite pour la pluie et un chemin pour les roulements du tonnerre,
J’espérais du bonheur, mais j’ai eu le malheur; j’attendais la lumière, et la nuit est venue.
Quand j’ai vu le soleil dans toute sa splendeur et la lune avancer majestueusement,
Quand il s’adresse à Dieu, il est bien accueilli; il se présente à lui avec des cris de joie, car Dieu lui a rendu sa condition normale.
Il les frappe en public, comme des criminels.
C’est que Dieu est si grand qu’on n’en a pas idée; on ne peut calculer l’âge qu’il peut avoir.
Qui fait pleuvoir sur une terre inhabitée, sur un pays désert, où il n’y a personne,
As-tu conçu la migration de l’épervier, quand il prend son envol en direction du sud?
Pourras-tu lui passer un jonc dans les narines, lui percer la mâchoire à l’aide d’un crochet?
Il défie du regard les plus grands adversaires, c’est lui le roi de toutes les bêtes féroces.
Voilà le résultat de nos longues recherches; il en est bien ainsi. Laisse-toi informer, et fais-en ton profit!
Vous oseriez tirer au sort un orphelin, vous iriez jusqu’à vendre votre propre ami!
Si je me dis: il faut oublier mes soucis, cesser d’être morose et me mettre à sourire,
Tu entraves mes pieds, tu gardes l’œil fixé sur tous mes faits et gestes, tu vas jusqu’à noter les traces de mes pas!
Il a fort bonne mine et il est bien en chair.
Je le verrai moi-même, de mes propres yeux. C’est moi qui le verrai et non un étranger. Mon cœur s’épuise en moi d’attendre ce moment.
Le ciel démasquera les crimes de cet homme, la terre se dressera pour le dénoncer!
C’est que je connais bien vos arrière-pensées et les idées que vous vous faites sur mon compte!
Il ne manquera pas d’écouter ta prière, et tu pourras alors t’acquitter de tes vœux.
c’est alors qu’il vit la Sagesse et l’estima; il en fit l’inventaire, éprouva sa valeur.
L’émotion ne cesse de bouillonner en moi depuis que j’affronte cette vie de misère.
mon cœur a-t-il été secrètement séduit, les ai-je pris pour dieux et les ai-je adorés?
Il se met à chanter, disant à tout le monde: «J’étais fautif, je n’avais pas suivi la règle, mais Dieu m’a épargné la peine méritée.
Ces gens-là, en effet, se détournaient de lui, ils voulaient ignorer tous ses enseignements.
Il attire vers lui les gouttelettes d’eau, pulvérise la pluie pour en faire un brouillard.
pour gorger d’eau un sol privé de toute vie, pour y faire germer et pousser du gazon?
Est-ce sur ton ordre que le vautour s’envole, ou qu’il place son nid à très grande hauteur?
Crois-tu qu’il va te supplier en insistant? Ou bien qu’il te dira des mots affectueux?
Eh bien, regardez-moi dans les yeux, voulez-vous? Et dites-moi si je vous joue la comédie.
je reste tourmenté par toutes mes souffrances, et je sais que toi, Dieu, ne m’acquitteras pas.
Mais ma vie se défait comme un bois vermoulu ou comme un vêtement dévoré par les mites.
Il s’était installé dans des villes détruites, occupant des maisons où l’on n’habitait plus, car elles menaçaient de s’écrouler bientôt.
Vous vous interrogez: «Comment donc le poursuivre, quel prétexte trouver pour lui faire un procès?»
L’inondation emportera au loin ses biens, le jour où Dieu fera éclater sa colère!
Vous dites en effet: «Qu’est-elle devenue, la maison des tyrans, la tente des méchants? – Il n’y en a plus trace!»
Quoi que tu décides, cela réussira, tout sera clair pour toi sur la voie que tu suis.
Puis il dit aux humains: «Respecter le Seigneur, c’est cela la sagesse! Et s’écarter du mal, voilà l’intelligence!»
Je marche dans le deuil; pas de soleil pour moi! En plein public je lance des appels à l’aide.
En agissant ainsi, j’aurais mérité d’être puni par mon juge, car j’aurais été traître envers le Dieu d’en haut.
Il m’a fait échapper au couloir de la mort, j’ai retrouvé la vie et je vois la lumière.»
Ils ont ainsi poussé les faibles et les pauvres à lancer jusqu’à lui leurs appels au secours. Or il entend ces cris!
C’est cette pluie que laissent tomber les nuages, goutte par goutte, sur la foule des humains.
La pluie a-t-elle un père? Les gouttes de rosée, qui les a engendrées?
Il s’établit dans les rochers, et il séjourne sur une dent rocheuse impossible à atteindre.
Est-ce qu’il conclura un contrat avec toi, pour qu’indéfiniment il reste ton esclave?
Est-ce que mon langage est celui d’un tricheur? Croyez-vous que j’ignore le goût du malheur? Regardez-moi: pas de tricherie entre nous! Regardez-moi encore: mon innocence est évidente en cette affaire.
Si de toute façon je ne suis qu’un coupable,A quoi bon me donner de la peine pour rien?
Cet homme ne pourra jamais devenir riche, ou bien sa fortune ne tiendra pas longtemps. Il n’aura pas d’influence dans le pays.
Redoutez que l’épée vous atteigne vous-mêmes, car votre acharnement mériterait la mort. Vous devez le savoir: Dieu sera votre juge!
Tel est le sort que Dieu réserve aux criminels, c’est cela le destin qu’il prépare pour eux.
Mais n’avez-vous jamais questionné les passants et n’acceptez-vous pas les preuves qu’ils apportent?
On voudra t’humilier, mais tu diras: “Debout!” car Dieu donne son aide à celui qui est humble.
Par mes lugubres cris, me voilà devenu compagnon des chacals et frère des hiboux.
Ai-je trouvé plaisir à voir mon ennemi plongé dans les ennuis, frappé par le malheur?
Eh bien, c’est tout cela que Dieu fait pour les hommes, recommençant deux fois, trois fois si nécessaire.
S’il ne réagit pas, qui lui donnera tort? Et s’il veut se cacher, qui le verra quand même? Mais il peut imposer aux nations, aux humains,