Job déclare qu'il ne peut pas toucher à ces "aliments" (sa vie actuelle), car sa souffrance est comme un pain qui donne la nausée, exprimant son dégoût pour son existence.
Comprenez que la souffrance peut rendre la vie insupportable et que le soutien est essentiel.
Dans ce chapitre
Voir tout →Il est certes plus lourd que le sable des mers. Voilà pourquoi je parle à tort et à travers.
4C’est vrai, le Dieu très-grand m’a percé de ses flèches, et j’en ai absorbé le poison qu’elles portent. Les plus vives terreurs s’alignent devant moi.
5Est-ce que l’âne sauvage se met à braire quand il a devant lui un repas d’herbe fraîche? Et le bœuf mugit-il quand il a son fourrage?
6Faut-il manger sans sel ce qui est insipide, et trouver quelque goût dans le blanc de l’œuf cru?
8Je voudrais tant qu’on donne suite à ma demande, et que Dieu veuille m’accorder ce que j’espère:
9qu’il consente enfin à m’écraser pour de bon, qu’il laisse aller sa main et qu’il tranche le fil!
10Je sauterais de joie, dans ma peine sans fin, et j’obtiendrais alors ce dernier réconfort: ne pas avoir trahi les ordres du Dieu saint.
11Mais je n’ai plus la force d’espérer encore: à quoi bon patienter, je n’ai plus d’avenir.
Sur le même thème
Explorer →"Mais d’autres n’ont connu qu’une existence amère et n’ont jamais goûté un instant de bonheur."
"Alors Pierre le prit à part et se mit à lui faire des reproches: «Dieu t’en garde, Seigneur! dit-il. Non, cela ne t’arrivera pas!»"
"Toi, tu as bien noté que j’ai dû m’enfuir; recueille mes larmes dans ton outre, tu en as sûrement fait le compte."
À propos du livre
Histoire de la Bible →Job
Ancien Testament
Le livre de Job est un chef-d'œuvre de la littérature mondiale qui interroge le problème du mal et de la souffrance du juste. Job, homme intègre, est frappé de toutes parts et engage un débat philosophique et théologique avec ses amis. La conclusion divine ne répond pas directement à la question, mais révèle la transcendance d'un Dieu qui dépasse toute rationalisation humaine.