Job exprime la certitude de sa mort prochaine, s'adressant à Dieu comme à celui qui veillait autrefois sur lui, mais qui ne le trouvera bientôt plus, car il aura disparu.
Réfléchir à la mortalité et à l'héritage que l'on souhaite laisser, tout en appréciant le temps présent et les liens avec les autres.
Dans ce chapitre
Voir tout →Dès que je suis couché, je commence à me dire: «Quand me lèverai-je?» Le soir n’en finit pas. Je n’en peux plus de m’agiter jusqu’à l’aurore.
5J’ai le corps recouvert de vermine et de croûtes, et ma peau écorchée n’est que plaies purulentes.
6Ma vie aura passé plus vite que la navette d’un tisserand, elle touche à sa fin quand le fil de l’espoir est arrivé au bout.
7O Dieu, ne l’oublie pas, ma vie tient à un souffle, mes yeux ne reverront plus jamais le bonheur.
9Comme un nuage se dissipe et disparaît, on descend chez les morts pour n’en plus remonter.
10Celui qui part ainsi ne revient plus chez lui, et là où il vivait, on l’oubliera bientôt.
11Alors je ne veux plus me taire davantage; j’ai l’esprit en détresse, il faut donc que je parle. Mon cœur est trop amer, j’exprimerai ma plainte.
12Toi, pourquoi me fais-tu surveiller de si près: serais-je l’Océan ou le Monstre marin?
À propos du livre
Histoire de la Bible →Job
Ancien Testament
Le livre de Job est un chef-d'œuvre de la littérature mondiale qui interroge le problème du mal et de la souffrance du juste. Job, homme intègre, est frappé de toutes parts et engage un débat philosophique et théologique avec ses amis. La conclusion divine ne répond pas directement à la question, mais révèle la transcendance d'un Dieu qui dépasse toute rationalisation humaine.