La mère, manquant de confiance en Guéhazi ou en le bâton seul, jure qu'elle ne partira pas sans Élisée lui-même. Élisée cède et l'accompagne.
Parfois, la présence personnelle et la foi directe sont nécessaires pour obtenir un miracle.
Dans ce chapitre
Voir tout →Cours donc jusque vers elle et demande-lui si tout va bien pour elle-même, pour son mari et pour leur enfant.» La femme répondit à Guéhazi que tout allait bien.
27Cependant, quand elle arriva près d’Élisée sur la montagne, elle se jeta à ses pieds; Guéhazi voulut la repousser, mais Élisée lui dit: «Laisse-la tranquille! Elle est remplie d’une tristesse dont j’ignore la cause, car Dieu ne me l’a pas fait connaître.»
28Au même instant, la femme s’écria: «Est-ce moi qui t’avais demandé un fils? Non! Je t’avais même dit: “Ne me donne pas un faux espoir.”»
29Élisée dit à Guéhazi: «Es-tu prêt à partir? Prends mon bâton de prophète et va à Chounem. Si tu rencontres quelqu’un en chemin, ne t’arrête pas pour le saluer; et si quelqu’un veut te saluer, ne perds pas de temps à lui répondre. Là-bas, tu poseras mon bâton sur le visage de l’enfant.»
31Cependant Guéhazi était arrivé avant eux; il posa le bâton d’Élisée sur le visage de l’enfant, mais rien ne se passa: pas un bruit, pas un mouvement. Il revint donc vers le prophète et lui annonça: «L’enfant ne s’est pas réveillé.»
32Lorsque Élisée parvint à la maison, l’enfant mort était toujours étendu sur le lit.
33Élisée entra dans la chambre, ferma la porte derrière lui et se mit à prier le Seigneur.
34Puis il se plaça sur l’enfant, bouche contre bouche, les yeux en face des yeux, et mains contre mains; et tandis qu’il était ainsi agenouillé sur lui, le corps de l’enfant se réchauffa.
À propos du livre
Histoire de la Bible →Deuxième livre des Rois
Ancien Testament
Le deuxième livre des Rois retrace le déclin et la chute des deux royaumes : Israël conquis par les Assyriens (722 av. J.-C.) et Juda par les Babyloniens (586 av. J.-C., destruction du Temple). La mission prophétique d'Élisée y est centrale. Le livre explique théologiquement l'Exil comme la conséquence de l'infidélité accumulée.