Après avoir observé et analysé toutes les activités humaines, le Sage réitère sa conclusion principale : tout est vanité, un effort futile et sans substance, comparable à courir après le vent, impossible à saisir ou à retenir.
Réfléchis à la futilité de certaines poursuites et cherche à investir ton énergie dans ce qui a une valeur durable.
Dans ce chapitre
Voir tout →S’il y a quelque chose dont nous disons: «Voilà du neuf!», en réalité cela avait déjà existé bien longtemps avant nous.
11Mais nous oublions ce qui est arrivé à nos ancêtres. Les hommes qui viendront après nous ne laisseront pas non plus de souvenir à ceux qui leur succéderont.
12Moi, le Sage, j’ai régné sur le peuple d’Israël à Jérusalem.
13Je me suis appliqué à comprendre et à connaître ce qui se passe dans le monde à l’aide de toute ma sagesse. C’est là une préoccupation pénible que Dieu impose aux humains!
15Ce qui est tordu ne peut pas être redressé, ce qui n’existe pas ne peut pas être compté.
16Je me suis dit: «J’ai accumulé bien plus de sagesse que tous ceux qui ont régné à Jérusalem avant moi.» J’ai beaucoup enrichi mon expérience et ma compréhension de la vie.
17Je me suis appliqué à connaître ce qui est sage et ce qui est insensé, ce qui est intelligent et ce qui est stupide. J’ai compris que cela aussi c’est courir après le vent.
18Beaucoup de sagesse, c’est beaucoup de tracas; qui augmente son savoir augmente sa douleur.
Sur le même thème
Explorer →"Cessez de compter sur l’homme, sa vie ne tient qu’à un souffle. Quelle valeur lui reconnaître?"
"De la fumée, dit le Sage, tout n’est que fumée, tout part en fumée."
"A quoi m’aurait-il servi de combattre contre des bêtes sauvages, à Éphèse, si c’était pour des motifs purement humains? Si les morts ne ressuscitent pas, alors, comme on le dit, «mangeons et buvons, car demain nous mourrons»."
À propos du livre
Histoire de la Bible →L’Ecclésiaste ou les paroles du Sage
Ancien Testament
Qohéleth ("le prédicateur") mène une réflexion radicale sur la vanité de l'existence humaine : richesses, sagesse, plaisirs — tout est "vanité des vanités". Loin d'être nihiliste, le livre invite à accueillir les joies simples du présent comme un don de Dieu. C'est l'un des textes les plus modernes et les plus courageux de la Bible.