"Léviathan"

33 éclairages trouvés

"Il défie du regard les plus grands adversaires, c’est lui le roi de toutes les bêtes féroces."

"Sur la terre, il n’a pas son pareil, il est fait insensible à la peur."

"Derrière lui, reste un sillage lumineux, chevelure d’argent flottant sur l’eau profonde."

"Dès qu’il plonge dans l’eau, il la fait bouillonner, il transforme le lac en un brûle-parfums."

"Son ventre est hérissé de tranchants et de pointes, il laisse sur la boue les traces d’une herse."

"La massue n’est pour lui qu’un simple bout de paille, il est indifférent aux sifflements du sabre."

"On ne peut pas le mettre en fuite à coups de flèches, et les pierres qu’on tire à la fronde sur lui font l’effet d’une paille."

"Le fer n’a pas sur lui plus d’effet que la paille, et le bronze pas plus que du bois vermoulu."

"C’est que les coups d’épée n’ont pas prise sur lui, pas plus que la sagaie, ou la lance, ou les flèches."

"Même les chefs sont pris de peur dès qu’il se dresse; dans leur affolement, ils perdent leurs moyens."

"Son poitrail est si dur qu’on dirait de la pierre, dur comme la meule inférieure d’un moulin."

"Les replis de sa peau sont tellement massifs qu’on a beau appuyer, on ne fait rien bouger."

"Il y a dans son cou une telle puissance qu’en présence de lui on est saisi d’effroi."

"Son souffle est si brûlant qu’il rallume les braises par les flammes qu’il projette hors de sa gueule."

"On voit sortir de la vapeur de ses narines, comme d’une marmite ou d’un chaudron bouillant."

"De sa gueule, s’échappent des langues de flammes, des gerbes d’étincelles."

"Sitôt qu’il éternue, la lumière jaillit, et son regard est flamboyant comme l’aurore."

"Chacun d’eux est collé à celui d’à côté, et rien ne peut défaire un pareil assemblage."

"Chacun d’eux est si bien lié à son voisin que pas un souffle d’air ne pourrait s’y glisser."

"Qui a jamais ouvert les battants de sa gueule, dont les terribles dents garnissent le pourtour?"

"Plusieurs rangées de boucliers couvrent son dos en une carapace étroitement soudée."

"Qui donc a découvert son manteau par devant? Qui s’est aventuré dans sa double mâchoire?"

"Pas question de passer sous silence ses membres, la valeur de sa force et sa superbe armure."

"Qui serait assez fou d’oser le provoquer – et encore plus fou d’oser me tenir tête?"

"On est plein d’illusions en espérant le vaincre; rien qu’en l’apercevant, on tombe à la renverse."

"Pose la main sur lui: en songeant au combat, tu ne le feras plus!"

"Peux-tu percer sa peau en le criblant de coups, lui traverser la tête à l’aide d’un harpon?"

"Les pêcheurs associés le mettront-ils en vente? Le partagera-t-on entre divers marchands?"

"Joueras-tu avec lui comme avec un oiseau? Ou l’attacheras-tu pour amuser tes filles?"

"Est-ce qu’il conclura un contrat avec toi, pour qu’indéfiniment il reste ton esclave?"

"Crois-tu qu’il va te supplier en insistant? Ou bien qu’il te dira des mots affectueux?"

"Pourras-tu lui passer un jonc dans les narines, lui percer la mâchoire à l’aide d’un crochet?"

"Vas-tu pêcher le grand dragon à l’hameçon, vas-tu le prendre par la langue avec ta ligne?"