Psaumes 1
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Heureux qui ne suit pas les conseils des gens sans foi ni loi, qui ne s’arrête pas sur le chemin de ceux qui se détournent de Dieu, et qui ne s’assied pas avec ceux qui se moquent de tout!
Ce qu’il aime, au contraire, c’est l’enseignement du Seigneur; il le médite jour et nuit.
Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau: il produit ses fruits quand la saison est venue, et son feuillage ne perd jamais sa fraîcheur. Tout ce que fait cet homme est réussi.
Mais ce n’est pas le cas des gens sans foi ni loi: ils sont comme brins de paille dispersés par le vent.
C’est pourquoi, quand on juge (à l’entrée du temple) ces gens-là ne sont pas admis; dans l’assemblée des fidèles de Dieu, il n’y a pas de place pour eux.
Le Seigneur connaît la conduite des fidèles, mais la conduite des gens sans foi ni loi mène au désastre.
Seigneur, pourquoi te tiens-tu éloigné, pourquoi te caches-tu quand la détresse est là?
Sans honte, le méchant exploite les pauvres; les voilà pris grâce à ses machinations.
Le méchant se vante de ses ambitions; en empochant ses gains malhonnêtes, il maudit le Seigneur, il se moque de lui.
Le front haut, le méchant se dit: «Dieu n’exige rien, il en est incapable.» Voilà toute la pensée du méchant.
Ses méthodes sont toujours efficaces; les jugements de Dieu ne l’affectent pas. D’un souffle, il balaie ses adversaires.
Il pense: «Je ne cours aucun risque, je resterai toujours à l’abri du malheur.»
Il n’a que malédictions à la bouche, propos menteurs et violents, sa langue ne produit que malheur et misère.
Il se tient embusqué près des villages; en cachette, il assassine l’innocent. Il ne quitte pas des yeux le faible.
Il guette, embusqué comme un lion dans son fourré, il guette le pauvre pour le capturer; il le capture en l’attirant dans son filet.
Sa victime est assommée, vaincue, le faible est tombé en son pouvoir.
Et le méchant pense: «Dieu n’y prend pas garde, il ne veut pas le savoir, il ne voit jamais rien.»
Seigneur, debout! O Dieu, interviens, n’oublie pas les pauvres.
Pourquoi le méchant se moquerait-il de toi en se disant que tu le laisseras faire?
Toi, tu vois la peine et le tourment du pauvre, tu veilles à prendre en main sa cause. C’est à toi que le faible remet son sort, et c’est toi qui viens au secours de l’orphelin.
Brise le pouvoir du méchant sans foi ni loi, si l’on cherche alors le mal qu’il a fait, on ne trouvera plus rien!
Le Seigneur est roi pour toujours, les barbares disparaîtront du pays.
Seigneur, tu entends les souhaits des humbles, tu leur rends courage. Tu écoutes avec attention,
pour faire droit à l’orphelin, à l’opprimé. Ainsi personne sur terre ne pourra plus être un tyran.
Psaume pour un sacrifice de reconnaissance. Gens du monde entier, faites une ovation au Seigneur.
Offrez-lui un culte joyeux, présentez-vous à lui avec des cris de joie.
Sachez-le: c’est le Seigneur qui est Dieu, c’est lui qui nous a faits, et nous sommes à lui. Nous sommes son peuple, le troupeau dont il est le berger.
En entrant dans son temple, acclamez-le; dans la cour intérieure, exprimez vos louanges. Louez le Seigneur, remerciez-le d’être votre Dieu.
Oui, le Seigneur est bon, et son amour n’a pas de fin; de siècle en siècle il reste fidèle.
Psaume appartenant au recueil de David. Voici ce que je veux chanter: la bonté et le respect du droit. C’est toi, Seigneur, que je veux célébrer par mes chants.
Je veux m’appliquer à comprendre quelle est la ligne de conduite parfaite. – Quand viendras-tu jusqu’à moi? Parmi ceux qui m’entourent, je me conduirai d’un cœur sincère.
Je refuserai de m’intéresser à ce qui est malhonnête. Je déteste qu’on renie sa foi, je n’aurai donc rien de commun avec cela.
Je ne veux rien savoir de ce qui est mal, je tiendrai donc les filous à distance.
Je réduirai au silence ceux qui calomnient leur prochain à son insu. Je ne supporterai pas ceux qui regardent les autres de haut et qui se gonflent d’orgueil.
Dans le pays, je saurai voir qui est digne de confiance, pour le faire siéger à mes côtés; et celui qui se conduit comme il faut, c’est lui qui sera mon assistant.
Parmi ceux qui m’entourent, il n’y a pas de place pour les tricheurs. Quant aux menteurs, ils ne tiendront pas devant moi.
Chaque matin, je réduirai au silence tous les malfaiteurs du pays, pour éliminer de la cité du Seigneur tous ceux qui font le malheur des autres.
Prière d’un malheureux à bout de force, qui expose sa plainte au Seigneur.
Seigneur, écoute ma prière, accueille mon appel avec bienveillance.
Ne te détourne pas de moi quand je suis dans la détresse. Tends vers moi une oreille attentive; le jour où je t’appelle au secours, réponds-moi sans tarder.
Car ma vie s’évanouit comme une fumée, mes dernières forces se sont consumées.
Comme l’herbe coupée, mes facultés ont perdu toute fraîcheur; j’en oublie même de manger.
On n’entend que mes soupirs, je n’ai plus que la peau sur les os.
Je fais penser au hibou du désert, je suis comme la chouette des ruines.
Je reste en éveil comme un oiseau solitaire sur le toit.
Tous les jours, mes ennemis me provoquent; ils me raillent, ils me nomment dans leurs serments.
J’ai la bouche dans la poussière, tout ce que je bois est mêlé de mes larmes.
Ainsi, dans ta fureur et ton indignation, tu m’as soulevé et jeté au loin.
Ma vie s’étire, comme l’ombre du soir, je suis comme l’herbe qui se dessèche.
Mais toi, Seigneur, tu es roi pour toujours, de siècle en siècle, tu restes Dieu.
Tu interviendras, tu auras pitié de Sion. Il est temps que tu lui accordes ton appui, oui, il en est grand temps.
Nous, tes serviteurs, nous aimons ses pierres, nous sommes attachés même à ses décombres.
Que toutes les nations étrangères reconnaissent l’autorité du Seigneur, et tous les rois de la terre sa gloire!
Quand le Seigneur rebâtira Sion, quand il apparaîtra dans sa gloire,
loin de mépriser les exploités qui le prient, il accueillera leur demande.
Qu’on note cela par écrit pour les générations à venir, afin que son peuple recréé acclame le Seigneur.
Du haut du ciel, le Seigneur se penche pour regarder. De son sanctuaire, il tourne son regard vers la terre
pour écouter la plainte du prisonnier et détacher les liens des condamnés à mort.
Alors on proclamera dans Sion la renommée du Seigneur; on chantera ses louanges à Jérusalem,
quand tous les peuples s’y rassembleront, quand les royaumes y adoreront le Seigneur.
Quand je n’étais qu’à mi-chemin, il a épuisé mes forces, il a abrégé ma vie.
C’est pourquoi je m’écrie: «Mon Dieu, toi qui subsistes à travers l’Histoire, ne m’enlève pas en pleine vie.»
Il y a longtemps, tu as fondé la terre, le ciel est ton ouvrage.
Tout cela disparaîtra, mais toi, tu restes. Terre et ciel tomberont en lambeaux comme de vieux habits, et tu les remplaceras comme un vêtement. Ils céderont la place,
mais toi, tu demeures le même, ta vie n’a pas de fin.
Les enfants de tes serviteurs s’établiront et leurs descendants resteront sous ton regard.
Du recueil de David. Je veux dire merci au Seigneur; de tout mon cœur, je veux remercier l’unique vrai Dieu.
Oui, je veux remercier le Seigneur sans oublier un seul de ses bienfaits.
C’est lui qui pardonne toutes mes fautes, guérit toutes mes maladies,
m’arrache à la tombe, me comble de tendresse et de bonté.
Il remplit ma vie de bonheur, il me donne une nouvelle jeunesse; je suis comme l’aigle qui prend son vol.
Le Seigneur intervient pour redresser les torts, il rend justice à tous ceux qu’on opprime.
Il a fait connaître ses plans à Moïse et ses exploits au peuple d’Israël.
Le Seigneur est compatissant et bienveillant, patient et d’une immense bonté.
Il ne fait pas constamment des reproches, il ne garde pas éternellement rancune.
Il ne nous a pas punis comme nous l’aurions mérité, il ne nous a pas fait payer le prix de nos fautes.
Sa bonté pour ses fidèles monte aussi haut que le ciel au-dessus de la terre.
Il met entre nous et nos mauvaises actions autant de distance qu’entre l’est et l’ouest.
Le Seigneur aime ses fidèles comme un père aime ses enfants.
Il sait bien, lui, de quoi nous sommes faits: d’un peu de poussière, il ne l’oublie pas.
La vie de l’homme fait penser à l’herbe: comme l’herbe des champs, qui commence à fleurir
mais périt dès que passe le vent brûlant, la voilà disparue sans laisser de trace.
Mais la bonté du Seigneur pour ses fidèles dure depuis toujours et durera toujours. Et sa loyauté reste acquise aux enfants de leurs enfants,
s’ils respectent les règles de l’alliance et pensent à faire ce que Dieu a commandé.
Le Seigneur a dressé son trône dans le ciel. Il règne sur tout ce qui existe.
Remerciez le Seigneur, vous ses anges, qui, de toutes vos forces, faites ce qu’il dit et lui obéissez au premier mot.
Remerciez le Seigneur, vous, l’armée de ses serviteurs, qui accomplissez tout ce qu’il désire.
Remerciez le Seigneur, vous tous qu’il a créés, où que vous soyez dans son empire. Et moi aussi, je veux dire: «Merci, Seigneur.»
Je veux dire merci au Seigneur! Seigneur, mon Dieu, tu es infiniment grand. Tu t’habilles de splendeur et de majesté,
tu t’enveloppes d’un manteau de lumière. Tu as déployé le ciel comme une tente;
tu as placé ta demeure encore plus haut. Les nuages te servent de char, tu te déplaces sur les ailes du vent.
Tu prends les vents comme messagers, le feu est à ton service.
Tu as fixé la terre sur ses bases; pas de danger qu’elle en bouge désormais.
Tu l’avais couverte de l’océan comme d’un manteau, les eaux montaient jusqu’au sommet des montagnes.
Mais tu les menaças, elles s’enfuirent; au bruit de ton tonnerre, elles prirent la fuite
grimpant sur les sommets, descendant les vallées jusqu’à la place que tu leur avais fixée.
Tu leur traças une limite à ne pas franchir, pour qu’elles ne viennent plus couvrir la terre.
Tu conduis l’eau des sources dans les ruisseaux, elle se faufile entre les montagnes.
Tous les animaux peuvent y venir boire, et l’âne sauvage y calme sa soif.
A proximité, les oiseaux ont leurs nids, et chantent à l’abri du feuillage.